Roumanie

ParEmi

Roumanie

Le passage de la frontière qui est tant redouté, ne le sera pas pour les raisons liées au Covid. En attendant notre tour, nous voyons un bus se faire démonter, intérieurs des portes, recherche dans le moteur. Ce n’est pas trés rassurant. Je me répète mais nous avons une grosse pharmacie, en ordre bien sur cependant c’est toujours angoissant.

Le douanier demande à fouiller l’intérieur de la cellule: flûte le pot de menthe c’est entièrement retourné, de la terre partout, sol, plan de travail…(merci le très haut dos d’âne de la frontière). le policier soulève les matérats, demande à voir la soute. (On cache peut-être quelqu’un en dessous), regarde quelques placards. Une fois dehors il se fait ouvrir le côté atelier, refouille.) Poufff un quart d’heure plus trad il part avec nos papiers d’identité, s’embrouille avec un collègue. Apparemment, il nous stoppe trop longtemps. il finit par nous balancer les papiers et nous dire que c’est bon.

Euh, ok! Pas de contrôle de tests ni de quarantaine, chouette. 

Nous sommes en Roumanie! En moins d’un mois nous avons traversé 5 pays! Aie c’est beaucoup. c’est souvent lié à la durée de vie des tests PCR. Première ville, nous cherchons à nous faire vacciner. Ce pays à ouvert la vaccination à tous et gratuitement. On s’arrête à l’hôpital. Deux policiers essaient de m’expliquer ou je dois y aller. En anglais impossible en italien c’est limite. Pas de soucis, un des policiers veut nous emmener. Allez hop, il monte dans le camion et il nous emmène au vaccino-drôme. Dans cette ville c’est dans un théâtre. Malheureusement, pour aujourd’hui, c’est fini. L’agent de sécurité du théâtre nous donne rendez-vous demain à 8h. Notre policier est embêté, nous lui faisons comprendre que ce n’est pas un problème, nous dormirons près du Danube. Nous le ramenons, il est tout content car il pensait rentré à pied ( Et Mister policeman, y a quand même 3 km pour retourner à l’hôpital, c’est normal de vous ramener).

Le Danube de ce soir

La vaccination:

Le lendemain, debout encore plus tôt, car aujourd’hui c’est piqure. Flûte le camion ne démarre pas. La même panne. Pour cette fois il suffira juste d’amorcer la pompé à gasoil.

Au théâtre, nous sommes accueillis par un administrateur qui ne se veut pas s’ennuyer avec nos papiers. Un médecin qui parle Français, nous explique le questionnaire, nous demande de choisir notre vaccin (cette partie nous fait marrer, on est au marché à choisir nos légumes). 

Cécé passe en premier, le temps que l’infirmière lui parle, c’est déjà fini. Moi je suis. En revanche, pour l’enregistrement dans leur logiciel cela prend du temps. et oui l’administrateur n’a rien fait donc, le dernier bureau se tape son travail. Le médecin nous rassure et de toute façon faut toujours attendre 1:4d’heure avant de partir au cas ou.

Voilà, nous partons avec notre première attestation et une autre vaccination à faire le 16+ juin ou nous voulons en Roumanie.

Les trovants: 

Qu’est ce c’est un trovant: une pierre qui pousse. Pardon une quoi! Bé oui une pierre qui pousse c’est écrit là et nous y allons. Pas de bol, le temps est à la pluie, notre bivouac bien sympa était risqué avec la montée des eaux.

Donc nous partons vers Colesti, à une centaine de kilomètres de là. Bé en fait, y a plusieurs Colesti, on s’est trompé. L’autre, est à 120 km d’ici, nous aurions pu avoir une route plus directe et surtout moins abimés. nous étions sur des montagnes russes. Nous irons demain car là on fatigue. On voudrait réellement se poser plusieurs jours mais le temps et la région ne sont pas propices aux bivouacs (villages sur villages sans places ni parkings, des champs cultivés).

Je reviens à nos pierres qui poussent appelées trovant. C’est un phénomène géologique, c’est des pierres qui sont capables de grossir et de se multiplier., toujours de formes arrondies .

C’est assez mystique, c’est trés surnaturel. En plus, il pleut. c’est cette dernière qui fait pousser les pierres. nous nous avons compris pourquoi et comment, je ne suis pas un guide de sciences naturelles donc à vous de trouver et surtout aller-y.

Sur la route :

En Roumanie, le pays évolue mais les gens gardent leurs habitudes.

Les troupeaux de moutons, de chèvres et autres c’est tous les jours. L’angle de la photo montre que ces animaux ne nous gênent en rien pour circuler. Mais les automobilistes semblent de pas l’avoir compris. Il y en avait un milieux de brebis et des gens trés trés pressées.

Orsova:

Après avoir dormi sur le parking d’un monastère propice au calme à la sérénité et aux vipères.

Nous revenons sur la côte du Danube mais cette fois nous avons la Serbie en face.

 

Nous allons jeter un coup d’œil à la tête de Décébale, Roi oublié, mais remit au gout du jour au 21° siècles et qui est maintenant salué pour être le premier ordre pour la Roumanie, aussi bien monarchiste que communiste. Une statue a été érigeait en son honneur aux portes de fer du Danube. Un peu comme le mont Rushmore.  Sur 40 m de haut et 20 de large. Impressionnant!

Nous nous sommes arrêtés sur Orsova, ville sympathique à taille humaine.

Baile Herculane :

Ville thermale de Sissi l’impératrice. C’est une des plus vieilles villes thermales d’Europe, connue aux temps des Romains. C’était la ville préférée de Francois Joseph dons la plupart des bâtiments datent de son règne 1852…Tout est en travaux, c’est difficile d’y accéder avec Cayon mais au vue de certains monuments, cette ville retrouvera son faste d’antan. Nous avons fait comme les locaux, nous avons remplis notre jerrican d’eau à la source qui est diurétique, bonne pour le cholestérol et les maladies artérielles.

Sur la route :

Nous voyons beaucoup de ces véhicules, je les ai surnommés “les ruchers nomades”, ils roulent ou alors sont parqués dans des champs sans y déposer les ruches. Ils s’y restent quelques semaines et repartent vers d’autres contrés.

Nous nous sommes arrêtés 3 jours dans un champ au milieu ou coule une rivière, entouré par les bergers. Les gens nous saluaient. Nous nous sommes reposés et nous en avions besoin. Nous serions bien restés car nous avions tout à proximité à 15 minutes de marche. Le mauvais temps s’y est mêlé et nous avons bien fait.

Sibiu:

Nous ne devions pas aller à Sibiu mais les circonstances ont fait que. Sibiu, nous étions allés en 2018, nous avions adoré cette ville qui est trés sereine malgré le monde.

Nous résidons à l’hôtel pendant que Cayon est au garage, vois l’article…Nous sommes pris en charge par l’assurance IMA. nous avons droit à 5 jours d’hébergement et de repas selon un budget.

Après avoir galéré au garage et attendu notre taxi pendant 2 heures. Ce dernier n’est pas taxi mais c’est le chauffeur de la remorqueuse, avec son véhicule personnel, envoyer par notre correspondant local. On peut résumer la situation de comique.

Notre hôtel est au centre de la vieille ville, qui est entièrement piétonne. Cet Hôtel a logé François-Joseph mari de Sissi impératrice. C’est un magnifique bâtiment avec certains meubles trés anciens, avec couleurs d’époques.

Nous avons une suite avec 1 chambre pour Nina et une pour nous et 2 SDB chacune avec sa baignoire. Oh le rêve. 

Il est classé 4 étoiles mais pour avoir de l’eau chaude faut laisser couler l’eau plus de 10 minutes.

On en a profité pour aller à la laverie. On est arrivé à l’hôtel avec 2 valises pour 2 nuits (une rempli de linge sale). Je profite d’avoir de l’eau à profusion pour que Cécé me refasse ma couleur.

Nous nous replongeons dans cette ville, qui nous regarde bizarrement, qui nous suit.

La cuisinière est en vacances et nous profitons de la première soirée pour gouter aux spécialités Roumaines. c’est compliqué de retenir les noms mais c’est copieux, bon, sans chichis. Et leurs cafés sont à tombé, nous en avons pris à plusieurs reprises et en Roumanie leurs cafés, cappuccino ou autres  c’est doux et moelleux.

Aujourd’hui nous nous baladons côtés “nouvelle ville”. C’est la remise des diplômés partout des jeunes gens en toge trés bien habillés. Sibiu est une ville universitaire. Certaines façades d’université sont joliment taguées. 

Les couleurs des façades du vieux Sibiu changent aux rythme de la journée. La lumière est différente à chacun de notre passage.

Nous sommes vendredi, nous devons rendre la chambre à midi et toujours pas de nouvelle de Cayon. Nous appelons l’assurance, nous leur expliquons que le correspondant local joue toujours au fantôme. Ils n’ont pas spécialement d’information mais cette dernière nous rappelle dans les 5 minutes.

Cayon ne sera pas réparé avant lundi mati ! Comme on s’y attendait. A moi, de me débrouiller avec le réceptionniste de l’hôtel pour garder la chambre jusqu’à lundi. Manque de bol, l’hôtel est complet pour le weekend. Il nous propose un duplex, Nina en bas avec une vieille télé et un canapé. Nous dans la mezzanine et la salle de bain. Nous gagnons en vitesse de chauffe de l’eau chaude en contrepartie dès 7h30 nous entendons les machines à laver de l’hôtel.

Anniversaire de Nina :

Nina a 12 ans aujourd’hui. J’ai eu l’instinct maternel d’avoir emporté ses cadeaux. En changeant de chambre, j’avais manigancé avec le personnel de l’hôtel pour prendre Nina en surprise.

Je suis plutôt fière de mon idée. Pendant le petit déjeuner les serveurs sont arrivés avec 3 gâteaux excellents, des bougies, en chantant happy birthday sur l’air “à le petit vin blanc” en fond sonore. pourquoi au petit déj, car c’est plus étonnant.  Notre fille a eu du mal à comprendre que c’était pour elle, c’était stupéfiant.

Parmi ses cadeaux, elle a eu droit à la vaccination du Covid.

Puis nous avons passé la journée au Zoo de Sibiu et surtout à son musée etnomusée le plus grand de Roumanie.

Le zoo n’est pas très grand. C’est un vieux zoo, qui améliore la qualité de ses enclos, donc il faut lui laisser un peu de temps. C’est une belle promenade. Un locaux, nous explique, qu’il vient chaque semaine avec un de ses petits enfants. Nous le comprenons, vu le prix, je ne m’en priverai pas non plus. Pour nous 3, 1 € 62 l’entrée.

Le musée est immense, d’ailleurs nous n’en viendrons pas à bout. Il faudrait séparer les deux visites, en une journée c’est épuisant.

Ce musée retrace tous les styles de maison que l’on pouvait ou que l’on trouve encore en Roumanie.

 

Nous avons pu voir des manufactures diverses:

La Roumanie était dotée de moulins:

C’est vaste, les photos ne sont pas révélatrices de tout ce que nous pouvons voir. Entre temps, vous avez des potagers médicinaux, de légumes, de champs…

Il y a des explications en roumains et en anglais mais c’est dommage qu’il n’y ait pas de dates.

Nous avons fini la soirée dans un nouveau restaurant accompagné de musiciens géniaux et encore des découvertes gustatives.

Cette fois nous changeons d’hôtel car la pièce pour “Cayon” n’est pas prête et nous avons dépassé les cinq jours de prise en charge par l’assurance. Adieu, le 4 étoiles du 18e siècles, nous optons pour une maison d’hôtes trés sympa. Nous avons deux chambres communicantes et une seule salle de douche. Nous avons le droit à un petit déjeuner livré dans la chambre par un “delivero”, salée.

Nina en profite pour commencer la 5e. 

Nous avons enfin repris la route, ok avec un arrêt laverie car ma machine ne lave pas les draps et les courses. Avec une semaine d’arrêt nous avons du jeter certains des produits qui étaient dans le frigo. Heureusement, nous en avons fait bénéficier les chiens errant et nous étions quasiment vides.

Alba Lulia :

Encore une ville à taille humaine qui nous enchante. Celle-ci est médiévale. c’est une ville d’origine romaine avec ses vestiges, mais aussi à une certaine époque la capitale du diocèse roumain de Transylvanie. elle a parcourue les époques et les diverses appartenances politiques et religieuses.

Elle dispose encore de ses remparts, de ses douves superbement restaurés en promenade pédestre, vélo ou rosalie. La cité est au centre de la ville nouvelle et il y règne un calme. Nous avons souvent remarqué ce calme en Roumanie. Malgré le monde, les gens parlent doucement, ne crient pas. C’est très déstabilisant pour nous qui avons l’habitude de parler fort, de faire de grands gestes, c’est aussi très relaxant.

Entre deux orages il fait chaud et nous en profitons.

La Roumanie c’est cà! Il pleut en déluge une vingtaines de minutes puis après c’est quasiment sec.

Nina c’est beaucoup amusée avec les statues qui bordent la cité :

Que cela fait du bien de pouvoir rebouger au gré de nos envies.

Les mines de sel de Turda :

Nous sommes arrivés aux mines le soir comme cà demain nous ne sommes pas obligés de nous lever tôt.

Nous descendons à la mine vers 10 h. C’est une ancienne mine de sel aménagé pour les touristes :

Mais en fait, ce n’est pas qu’une mine. Les photos parlent d’elles mêmes :

 

Dans les anciennes chambres minières, les Roumains en ont fait une fête foraine. On y trouve une grande roue (malheureusement elle ne fonctionner pas ce jour là), un mini-golf, un mini bowling…

C’est hallucinant, extravagant, à voir une fois dans sa vie. Beaucoup de jeux de lumière.

Après cette visite fantastique un peu de calme et une petite balade dans les environs:*

Le canyon de Turzii:

En cherchant de l’eau nous arrivons à ce canyon . Le lieu le plus connu des Ferrus d’escalade de Roumanie.

Cette fois, nous décidons de nous lever tôt pour faire une petite randonnée. Cette fois pas de descente ni montée raide. Nous sommes directement dans les sous-bois à 300m en dessous des falaises . Nous longeons la rivière.

Nous sommes les seuls à cette heure, la forêt se réveille. devant nous surgit un chevreuil. Flûte, je n’ai pas eu le temps de dégainer mon portable pour une photo.

Cette marche est facile, il faut 1 h 30 A/ R pour la faire du parking. Nous traverserons 3 ponts suspendus.

A des moments, c’est un peu plus coriace pour moi. Je me fais violence et m’accroche à la ligne de vie en fer quand le passage est casse-gueule, pour moi, par pour les 2 autres qui sont devant.

Il y a des arbres centenaires sur ce chemin.

un arbre creux

Nous avons une lumière qui change, des libellules et nous apercevrons  un aigle.

Nous avons bien fait de partir tôt. A peine le temps d’arriver au camion qu’il pleut.

Cluj -Napoca :

La seconde ville de Roumanie et la capitale de  la Transylvanie. C’est une métropole ou l’on voit beaucoup de jeunes Français. C’est une ville universitaire où ces derniers sont en grand nombre en médecine.

Elle a un joli parc. Les Roumains aiment avoir des lieux de verdures dans leur ville. Il y en a partout: des parcs avec à chaque fois beaucoup de jeux pour enfants, des équipements de fitness…  Dans celui-là, il y a même un lac.

C’est une city avec des églises des énormes statues et une jolie façade de théâtre:

Bref, c’est pas le top pour nous. 

En pause :

Juste avant la panne du camion nous avions fait le plein d’eau sur une aire d’autoroute. Nous n’avons pas était vigilants. Au retour de la panne, une forte odeur d’œuf pourrit et l’eau jaunâtre nous ont poussés à vidanger. Ce n’est pas si simple de trouver de l’eau où l’on puisse aussi avoir de l’espace pour nettoyer les cuves. Espérons que se simple nettoyage et une dose de javel suffise.

dans la soute pour atteindre les cuves d’eau

Nous sommes dans un champ que les Roumains qualifient d’aire de pique-nique. Ils viennent faire des barbecues, écouter de la musique en famille. En France, nous n’aurions pas oser nous arrêter-là.

Quand je faisais ma lessive un locaux est venu à moi pour me demander si je vendais du miel. Il nous a pris pour un camion “rucher” et la machine pour une centrifugeuse à miel.

Lavage de linge ou fabrication de miel ?

Du coup j’ai sorti pour la première fois, mon four Omnia. Je l’ai quand même acheté il y a un an. J’ai faits un gâteau sur le barbecue à gaz en extérieur. là personne n’est venu !

En Roumanie, le temps change très rapidement. Nous l’avions déjà remarqué en juillet 2018. Le matin il fait beau, l’après-midi sa se couvre, il pleut, il fait du vent, puis beau, puis nuages puis pluie…Donc nous passons nos journées à déballer et remballer nos fauteuils, table…Les Roumains continuent sous la pluie à faire leur barbecue. 

Viscri :

On est plus en Roumanie, nous avons l’impression d’être en Amérique Latine: maisons colorées, atmosphère du village.

Nous sommes allées dans ce lieu pour visiter une église fortifiée. Nous sommes contents car pour une fois nous avons aussi des descriptions en francais. c’est étonnant de voir ce lieu. Nous avons l’impression d’être dans un mini château et pourtant nous sommes dans une église qui conservait les biens les plus précieux du village. Dans la tour du lard, les gens venaient le dimanche à 9h récupérer son morceau de lard pour la semaine. Tous les lards des villageois étaient gardés enfermés, écrit à leur noms consigné…Nous avons appris plein de choses comme ca. Comme dit Nina : dans ce village ils étaient très procéduraux trés astucieux pour éviter les bagarres et les vols. c’est pas faux!

L’église garde toujours sa fonction première de recueillements et d’office religieux le reste est transformé en musée.

Nous reprenons la route et comme souvent la corvée d’eau nous attend. En Roumanie ce n’est pas si simple, nous avons passé la journée à chercher une fontaine. Nous trouvons une fontaine mais avec un débit très lent malgré notre matériel Cécé n’a pas le bon embout. Donc il sort l’artillerie lourde.

la pompe dans le bassin et un filtre avant le remplissage de la cuve.

Le lendemain nous en trouvons une autre, il nous manque moins de 60 l mais bon. Avec ce système c’est efficace pour les petites quantités quand la fontaine est trop loin du camion.

La citadelle de Rupéa :

Nous avons pu dormir sur le parking de la citadelle gratuitement. Le gardien hyper sympa ne demande même pas un billet. Pour changer il pleut ce matin. donc nous faisons la classe et à midi une accalmie, c’est parti pour la visite.

C’était une citadelle militaire dont il reste peu de chose, nous avons imaginé que nous y vivions …A vous de vous laisser prendre.

Nous reprenons la route pour Brasov, nous devons faire notre seconde injection de vaccin, pour Nina c’est plus tard. Nous allons nous présenter la veille au centre de vaccination, heureusement car il faut un RDV. Nous sommes surpris car dans le gymnase à part l’équipe médicale…Personne. Nous prenons RDV demain matin vers 10h . Je suis patraque depuis plusieurs jours mais quand faut y aller. Nous avons le droit à une vraie visite, température, tension (la mienne est basse comme d’habitude), pulsation cardiaque. Enfin on a notre piqure. Place aux papiers. Comme nous le soupçonnons, la primo attestation a été mal faite. Pour Seb pas de soucis pour moi ca coince (bé voyons) je dois revenir demain pour avoir l’attestation définitive. 

On retourne à notre splendide emplacement de grand parking à périphérie des grandes villes, ce qui veut dire, bruits en tous genres et le train qui siffle, siffle… Nous allons au marché sous la pluie, comme à notre habitude nous prenons à droite à gauche pour pas avoir de jaloux. La gentille Roumaine nous offre trois énormes cornichons. Nous ne savons pas trop comment les manger surtout quand on s’aperçoit que c’est des mini-concombres. On découvre n’est ce pas! Je fais un clafouti de fraises vue ,le prix du kilo on peut se le permettre.

un loupé au démoulage mais très bon

Le lendemain nous retournons au gymnase et là j’ai mon sésame. Je suis fiévreuse, gros mal d’oreille gorge et au bras. Seb en pleine forme.

Nous partons pour la vallée de Busteni que nous avions tant aimé dormir avec les ours. Malheureusement, le site est interdit au camping et même au piquenique depuis l’été dernier. Nous comprenons vite pourquoi en voyant deux tombes. Le site est devenu dangereux. Nous mangerons dans le camion mais n’apercevrons pas les ours.

Bien nous allons au château de Pelles à 10 km, que nous n’avions pas fait en 2018. Là encore grosse déception. Pour se garer, c’est la misère et on nous demande le quadruple de taxe parking que d’habitude. Malgré plusieurs essais nous ne trouverons rien donc on s’en va.

Volcan de boue :

Il y a deux sites sur cette partie de la Roumanie, ou nous pouvons observer ces volcans de boue qui sont créés soit par séisme, soit pas gaz ou le pétrole.

Nous visiterons celui que nous n’avions pas fait en 2018. Logique. Nous sommes arrivés tard et moi je suis HS. Le site n’est pas grand donc pour une fois je me permets de dormir. Je me suis levée à plus de midi. Encore mal aux oreilles et à la gorge mais mieux.

Comme d’habitude il pleut, et il y a des accalmies. Nous en profitons et nous visitons.

Le site est plus petit que l’autre et surtout nous voyons et sentons le pétrole. Nous n’apercevons pas les grosses bulles comme en 2018. Mais on nous explique que c’est selon le temps et le moment ou s’échappe le gaz. C’est un site protégé car des fleurs ne poussent qu’ici. Sur les photos on ne voit pas que le site est extrêmement glissant, d’ailleurs Nina va se vautrer en beauté et cette boue est bien collante. Comme le sol est instable, la photo des sillons ne montre pas la profondeur qui peut aller jusqu’à 3m.

On se reposera encore une nuit sur le parking du site qui est parfaitement calme et en route vers le delta du Danube.

Le Delta du Danube :

Cette fois, la pluie ne nous lâche quasiment plus. Nous recevons même sur le téléphone des avis de tempête.

Nous atteignons Braila, le soleil est là et nous nous promenons. nous sommes samedi après-midi c’est une grande ville  frontière de l’Ukraine et de la Moldavie, elle est quasiment morte rien est ouvert. Ca fou les jetons. Nous préférons partir et prendre le bac.

La traversée dure 12 minutes mais l’arrivée est rocambolesque. Seb doit descendre du bac par une barge qui est 40 cm plus haut et assez vétuste. Un bus passe avant, j’étais descendu et le bus c’était limite.

Comme ca se voit le temps est moche, nous trouvons un endroit en hauteur pour ne prendre aucun risque. La pluie, le tonnerre gronde .Tout est vaseux nous distinguons de jolis  pélicans . Nous espérons une éclaircie. En attendant nous sommes là sur les bords de ce fleuve.

Nous avons passé trois nuits sur ce fleuve, il y a eu une forte tempête. Nous avons reçu des alertes toutes les heures pendant la journée de dimanche. Nous étions en hauteur mais les éclairs, le tonnerre, les nuages menaçants. C’était fantomatique. Comme souvent ici dans ce pays le soleil est revenue et à lécher toute cette pluie en moins de deux heures.

Nous avons trouvé un autre spot splendide:

Comme fréquemment quand nous avons de l’eau à proximité c’est machine à laver, récurage du camion. Un peu de détente aussi avant que la pluie ne nous rattrape.

Barbecue

Nous n’avons pas vu les pélicans de prés, nous les avons croisés sur la route.

La mer noire :

C’est bizarre de se retrouver ici 3 ans plus trad. La mer Noire nous donne l’impression d’être loin de la France. Nous sommes tellement habitués à la méditerranée.

A cause des orages nous n’avons pas pu descendre en front de mer, Cayon domine la plage et nous avons une petite brise.

 

À propos de l’auteur

Emi administrator

2 commentaires pour l’instant

HélènePublié le6:54 - Juin 9, 2021

J’adore tes histoires , tu me fait rêver….
Mais les camions transportent des ruches d’abeilles ??? il y en a de chaque coté? j’avais jamais vu ça, ingénieux comme système.
Bisous

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