Pourquoi s’expatrier !

ParEmi

Pourquoi s’expatrier !

C’était vaguement dans un coin de notre tête. Si nous trouvions un coin sympa et financièrement faisable pourquoi pas ! C’était ce dont on avait parlé quelques fois avant cette aventure. Nous l’avions complètement occulté. C’était si compliqué avec les frontières, cause Covid que s’installé, même pas en rêve. Et pourtant !

Mais qu’est qu’il c’est passé !

De vous à moi j’en sais rien! tout est allée très vite.

Nous avons commencé à ralentir notre rythme de voyage en Iran. Beaucoup trop lentement à mon goût. Beaucoup de journées à attendre (pour moi, perdues) à cause de ses innombrables jours ferrier qui déclenches des conséquences en cascades (garage fermé, pièces en attente…).

Nous nous sommes retrouvés en juin à se questionner: Où aller maintenant et surtout cet hiver ?

  • Le Pakistan et l’Inde étaient notre destination principale: saison des pluies et Nina n’ayant pas supporté l’Iran alors l’Inde, négatif.
  • Passé l’automne en Turquie! Faisable
  • Passé Noël en Grèce et en faisant des sauts de puce être pour le 31 au Maroc puis descendre vers le Sénégal! Intéressant.
  • Pour juin, juillet, aout trainer en Arménie et Géorgie : par défaut woui!

Voilà ce qui se passait dans nos têtes de grand.

Dans celles de Nina, elle réclamait d’aller à l’école:

  • Pour avoir des amis.
  • L’école sans profs ca va un moment.
  • Nina tout comme moi, ne se sentait pas au niveau.

Nous sommes donc retournés en Arménie (génial, bonnes saisons, bonnes idées), en Géorgie fin juillet.

Si je resitue notre première expérience en Géorgie, lors de notre passage en juillet 2021:

  • Pays pas terrible
  • peu d’accueil
  • des zinzins du volant
  • plus cher en général
  • Nous avions pas trop kiffés.

Mais alors POURQUOI ?

  • Le 10 août, nous étions de passage chez la famille du Prince Murat. Nous nous sentions très bien chez eux. Nous avons beaucoup parlé. Nous étions vraiment lasses, chacun d’entre nous. 
  • Les enfants de la famille fréquente l’école française de Tbilissi, dont on peut bénéficier d’une bourse !
  • Les Murat nous proposent deux chambres et une salle de bain, dans leur ancien hôtel, transformé en colocation, en plein centre de la capitale face à leur fille.
  • Nos cerveaux tournent à plein régime.
  • Un visa gratuit d’un an.

Nous les quittons quatre jours et à notre retour notre décision est arrêtée.

Nous tentons l’aventure, surtout pour Nina qui réclame réellement de retourner à l’école au moins pour la durée de l’année scolaire.

L’annonce fait à nos enfants, famille et amis :

Nos garçons: ne l’ont pas spécialement bien pris. Ca nous a un peu surpris car pour le moment notre date de retour n’a pas changé: été 

2023. Donc que nous soyons sur la route ou en stand-by! nous leur avons proposé de venir nous voir et surtout Nina reviendra en France surement aux prochaines vacances d’hiver. Pour nous c’est plus complexe!

La famille: n’est pas ravie, nous sommes dans un pays encerclé par divers conflits plus ou moins explosifs.

Les amis : nous encourage, certains arrivent bientôt et nous continuons de voir des familles de voyageurs.

Conclusions :

Après notre installation que je développerais dans un autre article, nous nous sommes rendu compte:

  • Nous nous sommes installés dans le pays qui nous a le moins plus mais nous avons radicalement changé d’avais dès notre arrivée en 2022.
  • Nous nous sommes installés dans le pays qui nous a couté le plus en frais de nourriture.
  • Les prix de l’immobilier a pris 80 % depuis cet été.
  • En fait nous sommes dans une capitale, loin d’être dans le style de notre village.
  • La communauté d’exact est accueillante, bienveillante et très solidaire.
  • Le pays regorge d’opportunités.
  • C’est une chance pour Nina de fréquenter une école où se mélangent les cultures, les langues, la diversité en gardant le programme francais. Même si elle doit refaire son année de cinquième car elle n’avait pas de notes. Elle n’est pas considérée comme redoublantes mais comme élève en adaptation.

Et surtout nous avons toujours dit que là où on va il n’y a pas de route. Ce mantra vaut aussi pour tenter une vie d’expat. La route nous la traçons, nous la façonnons.

Nous avons pris une décision peut-être hâtive pour certains d’entre vous. Mais nous avons la chance d’avoir Cayon si cela ne nous convient pas, la route nous attend. Si le pays devient chaud, les femmes repartiront en avion et l’homme de la famille par la route avec Cayon.

Nous avons saisi plusieurs opportunités, offertes et guidés par la Famille Murat.

Chacun à l’heure actuelle est en train de se découvrir un autre rôle.

Au final, nous avons juste écouté le désir de notre fille qui voulait revenir dans une école et nous qui ne voulions pas rentrer en France.

 

 

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