Arménie

ParEmi

Arménie

Tous comme la Géorgie et la Turquie c’était un pays que nous devions faire à notre retour mais un certain Covid en a décidé autrement.

Le passage de frontière :

Je suis obligée de faire un article dessus car le rocambolesque continue ou plutôt le sketch.

    • Nous allons ensemble, voir le docteur, pour la vérification de nos vaccins. Le docteur me félicite d’avoir surligné le nom du vaccin et les dates. Il vérifie le premier, le mien, trés attentivement. Les autres sont au nom du même vaccin et même format donc il regarde juste les dates.
    • Séparation du chauffeur et des passagers.
    • Pour nous ca prend cinq minutes et Nina et moi avons notre sésame aux couleurs verts.
    • Pour Cécé ca se corse: le premier douanier qui est un peu faignant (j’aurai tout le temps de l’observer agir avec d’autres pour faire ce diagnostic), il l’envoie au scanner et garde la carte grise. Nous nous restons sur le banc.
    • Il n’est pas tout seul au scanner et une demi-heure plus tard, il revient au près du douanier. Cette fois, il l’envoi à la fouille. Chouette, on peut aller avec lui.
    • La fouille se passe rapidement, beaucoup de placards ouverts.
    • Nous retournons voir le douanier. il nous envoie au service transport routier
    • Le service transport routier nous envoie au service importation de véhicule léger. Lui, il a compris.
    • On doit payer la taxe routière à la banque en monnaie arménienne. ouf ils ont un distributeur pour le personnel et je peux retirer.
    • Le service transport VL, essaie de nous classer, c’est un agent qui vient en renfort et lui expliquera plusieurs fois que nous sommes “caravane”.
    • Ca y est nous sommes en Arménie, il aura fallu 1h20. Il est l’heure de déjeuner euh de gouter.

Nous roulons sur une route en rénovation, le peu qui est fait est superbe les kilomètres de routes délabrées, comment dire: les nids de poule sont des nids de vaches, on voit à travers les ponts, on est secoués comme des puces. Ce sera comme ca bien souvent dans ce pays.

Notre premier spot, nous le passerons à 1500 m d’altitude et nous serons récompensés de notre galère administrative par un beau coucher de soleil. L’Arménie est un pays où nous sommes vites en altitude mais il est aussi aride. Le soleil tape fort.

Les fontaines sont omni présente, du moins dans le nord. Pendant notre plein, nous beaucoup de personnes s’arrêtent pour s’abreuver. il est normal que nous libérions la fontaine,300 l c’est long à remplir. Parmi ces gens, deux policiers en civil et le chef des douanier en belle tenue s’arrêtent pour “casser la croute”. L’un deux baragouine le Français et nous discutons ensemble. Après avoir bien mangé et bien bu, pas de l’eau mais de la bière. Il en propose une à Cécé. Ce dernier décline en répondant qu’il conduit et qu’il est que 10h30. Le policier rigole, et lui dit qu’il peut boire. Mon chéri répond qu’il l’a boira plus tard à leur santé. Ca promet, si les autorités nous proposent de l’alcool avant la conduite !

En revanche, les Arméniens ont peut être des routes qui sont en déprédation mais ils conduisent bien mieux que les Géorgiens pourtant ils ont des véhicules similaires.

Le cimetière moyenâgeux:

Notre première visite nous emmène quasiment au sud du lac Sevan, dit la petite mer arménienne, à Noradouz.

Des sépultures datent du 9-ème siècles. Les khatchkars signifient pierre en croix en arménien. c’est un terme qui reviendra dans toutes nos visites. Certaines tombes racontent la vie du mort avec de belles gravures encore visibles aujourd’hui.

Nous avons la surprise de voir une belle image en sortant du cimetière Mr Charles Aznavour. Il a beaucoup œuvré pour le pays dont ses parents étaient originaires. Les Arméniens l’aiment considérablement.

Du coup nous dormons au lac, où Mr continue d’espérer attraper un poisson.

Monastère de  Gherart :

Ce monastère daterait du 4e siècle. Il a était envahit, pillé, détruit par la nature mais il est toujours debout. Je ne prends que trés rarement des photos intérieures de lieu de culte mais dans celui-là, j’ai faits une entorse. Ce dernier à une part de chapelle troglodytes mais il a surtout une source interne c’est troublant. Il est encore considéré comme un lieu de pèlerinage en raison de relique de la Sainte-Lance et d’un fragment de l’Arche de Noé.

A côté du monastère, il y a un pont avec un arbre à vœux. Cette année au lieu des rubans qu’attachent en générales les gens on y trouve des masques. Je vous laisse comprendre leur souhait.

Garni :

Une ancienne forteresse dont il ne reste que le temple et les anciens bains romains. Le temple a été rénové et c’est la première fois pour nous que nous pouvons pénétrer dans un temple.

En dessous de la petite ville, il y a le canyon et la symphonie des pierres ou plus communément des colonnes basaltiques. La nature nous rappel que nous sommes petits face à elle.

Cécé décide de nous amener à notre prochain spot par la piste du canyon. Comment expliquer, les premiers kilomètres ne sont qu’un chemin étroit avec quelques branches à scier. L’endroit longe la rivière c’est plaisant mais pas de place pour qu’on s’installe. La remontée du canyon est plus épique, jusqu’à devenir effrayante pour moi et inquiétante pour Cécé. La dernière montée est abrupte, glissante cependant nous y arrivons avec peine et en y abimant un pneu.

Nous resterons 3 nuits sur ce spot, le premier jour nous irons voir un monastère le deuxième nous nous reposerons et ferons du nettoyage. d’ailleurs, Cécé trouvera une noix carbonisée dans son moteur. Et comme nous avons de l’eau je ferai des machines.

Nous partagerons de bons moments avec la famille lamour en vadrouille qui viendra nous rejoindre pour deux nuits.

Le monastère de Korp Virap :

C’était une visite que nous voulions faire absolument pour voir au plus près le mont Ararat, montagne ou Noé aurait accosté l’arche après le déluge. Je passe sur le fait que le mont Ararat était Arménien et maintenant Turc. c’est la première fois que je vois une montagne aussi haute. Les nuages nous empêchent de voir son sommet avec les neiges éternelles.

Le monastère en lui-même, est quelconque mis à part que c’est le premier saint de l’Arménie chrétienne.. Le seul grand intérêt est  la prison ou plutôt le puits ou fu enfermé Grégoire l’illuminateur pendant treize ans . Il n’en sorti que pour soigner le roi dont ce dernier pour le remercier se convertie au christianisme.

Ce puits est accessible que par une échelle et pourtant les deux cellules sont de belles taille pour l’époque. bien évidemment je ne suis pas descendu. Nina et Cécé ont adoré la descente et la remontée.

De retour au spot Cécé n’a pas pris la même route. Pardon, le GPS a voulu qu’on prenne un autre voix. Nous revoilà sur une piste à 2 km du spot mais elle est barrée. Un locaux nous interpel, nous fait comprendre que c’est fermé. Oh flute.§ en fait non pas flûte, Serge c’est le nom de l’inconnu nous fait visiter son verger, nous offre des kilos de pêches et d’abricots (que nous partagerons avec lamour en vadrouille, nous en avions vraiment trop). Il nous ramène chez lui et nous présente sa femme Sylvia et son fils Luis. Ils nous offrent le goûter et le café. Le gâteau c’est sa fille qui l’a fait, il est succulent. Nous avons du mal a communiquer, internet ne passe pas et mon ami google traduction non plus. Je me répète mais c’est quand on se perd qu’on vit nos plus beaux moments. Et c’est toujours à ce moment-là que j’oublie de prendre des photos. C’était plein de générosité de bonté. Merci Serge et ta famille.

Monument du génocide Arménien :

Nous quittons nos amis à chacun sa route mais nous nous recroiserons. Nous visitons à peine la capitale, Yerevan. Nous sommes dimanche, nous entrons dans la cathédrale pendant la messe dominicale et une chorale chante des chants liturgiques. C’est magique! Nous ne sommes pas croyants mais l’atmosphère est communicatif.

Le monument est un temps fort de ce pays. Il relate le génocide de 1915, l’extermination du peuple Arménien par les Turcs.

On ne change pas nos habitudes nous rentrons par l’arrière du monument. Nous sommes directement devant les douze stèles de granite qui forment un cercle. Je suis submergée. Nous sommes seuls, nous descendons les marches tout en baisant la tête devant la flamme éternelle accompagnée d’une voix féminine qui chante des cantiques. C’est prenant des fleurs sont posées tout autour. Nous nous asseyons sur les marches un long moment.

Notre visite se poursuit en découvrant une coutume fort plaisante. Chaque personnalité politique en visite en Arménie doit y planter un sapin. Nous y trouvons celui des Présidents Chirac, hollande et Macron (ce dernier est petit et se meurt!?) celui de certains maires de France, celui de grande famille de déportés. C’est à la fois un jeu et un hommage de découvrir qui est venue. c’est grand nous n’avons pas lue toutes les plaques.

Le musée du génocide et de l’histoire d’Arménie est gratuit et absorbant. Les traductions françaises sont un plus fort appréciables.

La cathédrale Sainte-Etchmiadzin :

Elle serait la plus vieille capitale au monde. C’est un immense édifice, avec des chapelles et un parc dont une esplanade pour faire la messe dehors. Mais la cathédrale n’est pas visitable actuellement, elle est en rénovation. nous sommes dimanches et nous assistons à des baptêmes à la chaine.

Le lac Arpi :

Il fait 47 degrés aujourd’hui, nous étouffons, L’Arménie est aride rare sont les arbres, la nuit d’avant nous nous sommes réfugiés dans un verger d’abricots.

Nous roulons à un point qui est au bord de la frontière côtés turcs. Cécé doit voir se vieux village abandonné arménien mais qui est côté Turc. nous voulions le voir côté Arménie. Nous serons arrêtés 2 km avant. Les militaires gardent un poste pré-frontière. Seuls les habitants du dernier village arménien et les gens munis d’un laissé passer peuvent y pénétrer.

Donc nous roulons vers les hauteurs, vers le frais. Nous arrivons au lac d’Arpi par une belle piste. Le paysage est sublime, des vallées vertes, des troupeaux de chevaux en liberté. Des villages où vivent des gens parmi les ruines.

Pour pénétrer sur les abords du lac nous devons nous enregistrer auprès des rangers qui sont adorables. Nous y passerons deux nuits. Nous perdrons 27 degrés. Et oui, nous sommes à 2200m d’altitude. On dort mieux. Nous métrons ce jour à profit pour faire une grasse mat et juste contemplé cette faune et cette flore avec des pélicans, des grues… Les moutons nous rejoindrons dans la soirée.

En revanche, une tempête bizarre se déclenche en milieu d’après-midi. Un vent violent, de la pluie, de la grêle. Nous n’avons pas le temps de ranger, le store c’est retourné, un des pieds à céder.

Les oiseaux se sont réfugiés sur l’herbe en  attendant.

 

Le lac est remarquable:

Passage frontière :

Nous nous présentons en fin d’après-midi à la frontière:

  • Chauffeur séparé des passagers.
  • Seb passe trés vite, le douanier le tamponne et récupère le papier de la taxe routière.
  • Nous ca coince, le douanier pas trés commode envoie quérir sa seconde qui parle anglais. Notre test n’a pas de QRcode, donc c’est pas bon, Nous expliquons que nous sommes vaccinées (le test est pour la Géorgie), que mardi dernier cela ne posait pas de soucis sans qrcode.
  • Ca a changé vendredi, vous serez refoulé de la Géorgie donc on bloque les non qrcode à notre niveau.
  • Appel au labo, demande de preuve de paiement (pas gardé le ticket de caisse labo). Labo répond que c’est tout nouveau donc c’est un bug.
  • Donc Nina et moi sommes refoulées en Arménie de l’autre côté de la barrière. Oh ciel ou est mon mari!
  • Le douanier, affolé de l’avoir laissé passer sans qrcode le rattrape. Lui explique. Seb a juste compris qu’il doit faire demi-tour. 
  • Là, c’est le drame, pour être dans le no Mans Land,( à 50 m de l’Arménie) il a le droit à pas une mais trois fouilles du camion, ils ont bien regardé les placards.
  • Après il doit repayé la taxe routière, flute plus d’argent arménien, le distributeur est vide (bé oui on a la loose jusqu’au bout), Il propose l’argent georgien que nous avions gardé. Pour une fois, il reste calme.
  • Il paie aussi l’assurance véhicule.
  • Tout ca prendra plus de deux heures. Nous on est dehors dans le froid avec un stress maximum, car personne ne nous dit rien.
  • Les douaniers des barrières nous font rentrer dans leur vigie au chaud. Le chef, qui parle anglais et comprend que c’est trop long, prend son tel, et met sur haut-parleur. Le gars au bout du fil est mord de rire, je comprends le mot” fransous” ahahahahh. Notre gentil douanier nous fait comprendre que c’est un idiot pour pas dire plus.
  • Bizarrement cinq minutes après Cécé nous rejoint.

On est fatigués il est 20h 30, trois heures pour un truc qui aurait du prendre cinq minutes. La ville est à 48 km, mais 1 h de route. On se pose juste avant. 

Ah oui, on a plus de gasoil, car en Arménie c’est dur à trouver, les camions roulent au gaz et ca se paie en liquide.

Gyumri :

ville d’origine de Charles Aznavour.

Pour nous elle signifie, test PCR avec QRCode. La secrétaire du labo nous explique que nous reflairons nos tests sans repayer. Ouf. Malheureusement, nous ne les aurons que demain vers 10 h.

Un peu de course. Nous avons de la chance arrivée à la station-service, il restait dans cayon 5 L. Au préalable, nous sommes passés par la banque retirer 50 000 DRAM. Waouh, je suis riche…. A vous de faire la conversion.

Monastère de Marmashem :

Du coup on s’éloigne de la ville et nous profitons d’aller voir le plus vieux monastère d’Arménie qui date de 980 et des poussières et un des plus grands à sa grande époque.

Nous nous posons non loin pour attendre 10 h et allée au labo.

 

 

Passage frontière :

Nous récupérons nos tests bien évidemment négatifs et filons à la frontière.

En chemin, nous ne trouvons plus le permis de Cécé. A son souvenir, il pense que le douanier de la taxe frontière ne lui a pas rendu. Il n’a  pas prit le temps de vérifier ce que ce dernier lui avait rendu. Il avait été tellement exécrable avec lui, se moquer de sa barbichette, Le faire attendre plus que de raison. Bref, nous voilà avec un souci de plus. Nous avons nos permis internationaux mais on doit les présentaient avec nos permis francais. de plus c’est Cécé le chauffeur poids lourds.

J’ai gardé une copie plastifier et en couleur de l’ancien. La seule que j’ai du nouveau permis, je ne m’étais pas rendu compte qu’elle était en noir et blanc. On fait pas les choses à moitié quand nous avons des soucis

  • Séparation chauffeur, passagers.
  • Examination de nos tests.
  • En dix minutes nous sommes passés.

Je n’ai pas eu le courage de demander s’ils avaient son permis. Si la réponse avait été négative ca aurait pu se compliquer.

 

À propos de l’auteur

Emi administrator

3 commentaires pour l’instant

HélènePublié le2:33 - Août 5, 2021

J’adore, merci beaucoup pour les photos les récits. Je voyage aussi grâce à toi.
Pas simple les passages frontières 🤔

Bon courage pour la suite… que j’attends avec impatience…
Bisous les Ghuyduss

andre et reneePublié le6:51 - Août 9, 2021

bonjour
les baroudeurs belle balade on vous suit de temps en temps sur le blog,profitez bien au mieux, a un jour peu etre dans notre pays.bonne sante bonne chance.
andre et renee du col d artaud

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