Iran

ParEmi

Iran

Nous rentrons en Iran le 12 mars. C’est la frontière tant redoutée, pourquoi ?

  • depuis janvier, les Français sont refoulés aux frontières terrestres depuis la Turquie. Nous serons les premiers.
  • Nous devons être séparés à cette frontière et Cécé et les formalités ne font pas bon ménage.

Du coup, nous sommes séparés dès la Turquie. Nina et moi devons commencer à porter le voile et manche longue. Vu qu’il fait hyper froid ca ne nous pose pas de problème. Comme je l’ai expliqué dans l’article formalités d’entrés, sans un petit contre temps, le passage se serait vite fait bien fait. Mais nous aimons les contre temps.

La douane Iranienne est en gros travaux, des échafaudages partout. Nous sommes en Iran mais pas encore Cayon, un genre de No Mans land interne. Et pourtant nous sommes bloqués, pris en tenaille. Pas à cause de la paperasserie ou des douaniers. Non! Juste à cause de la hauteur des échafaudages. Cayon est trop grand, il passe pas. On bloque toute la douane. Nous ne pouvons ni avancer ni reculer. Moi je suis morte de rire. Les soldats appellent le chef de chantier. Ce dernier nous demande direct des dollars. Ah be ca commence bien,. Je lui dis qu’il aura rien, et de toute façon j’en ais pas. Il rechigne. On ne lâche pas, remarque on peut rien faire. Enfin, si, démonter un échafaudage et dans les cordes de Cécé. Les chauffeurs qui sont bloqués et qui ont des livraisons à assumer ,commencent à gueuler après se chef tire au flan. Une heure et demi après , nous sommes libérés et Cécé continue les démarches. 

Pourquoi nous avons avancé en sachant que nous serions coincés. Nous avons juste suivi les ordres et au vue de l’étroitesse du chemin et de la pression arrière, nous ne pouvions faire autrement.

Situation cocasse, l ‘Iran nous voilà !

Après moult rebondissements et trois années d’attente, nous voilà enfin en Iran. On se les caille (ca va pas durer). On trace.

Xavier nous avait prévenu de faire attention aux dos d’âne. Faudrait ‘il encore les voir! Ces derniers sont rarement annoncés, trés haut, avant et après les villages, en pleine montée. Un peu partout et un peu n’importe comment.

Le premier, Cayon décolle et pas que ! Nina assise sur notre lit s’est cogné la tête au plafond (pourtant, y a de la marge), Le pot de fleurs c’est vautré par terre. On a cassé le phare avant. Là on n’a pas bien compris. Les routes iraniennes 1/ Cayon 0.

Notre première nuit, nous la passerons dans un parc à Koy. Nous y retrouvons le même genre d’Alani qu’en Turquie, pour nous c’est parfait. 22 H, nous entendons des gros pétards, ca fait peur! Nous sommes quand même en Iran où notre propre gouvernement nous déconseille d’y séjourner. Nous apprendrons que dans deux jours se sera la fête du feu donc les gamins s’entrainent.

Tabriz :

Premières difficultés et une arnaque :   

Impossible de se garer à Tabriz, la circulation est infernale. De trois voix ils en font le double. Nous comprenons vite que les rétroviseurs ne servent à rien. Ils débouchent n’importe comment. Du coup Cécé se gare et attendra un long moment pendant que j’essaie de faire du change. Je vais dans une banque qui m’envoie dans un centre commercial. Je trouve une guichetière dans le centre, elle m’accompagne dans un marchand de sous-vêtements. Ce dernier ne fait pas de change aujourd’hui. Okey, perplexe, je l’a suis. On arrive à un vrai bureau de” change” après avoir traversé plusieurs étages, être ressorti. Le bureau est à côté de la banque où j’étais allée. Pas de change aujourd’hui, faut aller au Bazard.

Bref j’ai tourné une heure et je retourne voir Cécé, nous nous déplaçons pour aller au Bazard. Cette fois, il est trés mal garé donc il reste dans Cayon devant les gendarmes qui viennent voir Cayon. Je rentre dans un bureau de change muni de mes 300 € et de mon passeport. Je suis la seule femme, quelques hommes sont dans la boutique. Le gars me donne de la Wifi pour que je puisse lui faire comprendre ma demande. Je dois m’assoir est patienter. Entre-temps, j’essaie de joindre Odyssebus pour lui dire que nous sommes là ,qu’on essaie de les trouver. Pas de réponse. Le gars revient vers moi, me tend une énorme liasse de billet. Je lui dit où je signe et lui tend mon passeport. Il me répond qu’en Iran pas besoin. Je suis perplexe, on me met littéralement dehors.

Une fois, bien installée dans un camping Free en plein centre. nous passons un long moment à recompter les billets. Mes convertisseurs ne m’aident pas. Je sens que je me suis fait arnaquer.

Nous en profitons pour essayer de trouver une carte Sim. Free ne fonctionne pas en Iran. Un nouveau parcours du combattant nous attend. On nous avait conseillé d’aller vers une boutique de téléphone portable. Premier essaie, le gars parle anglais et nous emmène dans une boutique de cartes Sim. Au bout d’une demi-heure, nous ressortons bredouilles car nous n’avons pas d’adresse dans ce pays.  En attendant, j’ai eu de la Wifi et j’essaie toujours de joindre Odyssebus car ils ont une carte Sim en double à nous donner.

Notre “ami” nous donne une adresse à essayer demain car là c’est trop tard. Nous nous dirigeons vers le camping. Nous rentrons chez IranCell, qui ne tente rien n’a pas grand chose. En cinq minutes, nous avons notre carte Sim, les dames sont trés gentilles pas besoin d’adresse (nous donnerons quelques semaines après l’adresse à d’autres familles et eux non pas put avoir de Sim).

Nous rentrons, nous avons Xavier par WhatsApp qui nous aide à nous dépatouiller avec les deux monnaies iraniennes. En Iran deux monnaies: ils te parlent en Toman mais tu payes en Rials, faut rajouter ou enlever des 0. C’est ardu, en revanche nous nous sommes bien fait arnaquer de 100 €.

Pour nos premières 24 h, une arnaque, des difficultés à faire du change et trouver une carte Sim

Bonnes nouvelles nous avons enfin eu Odyssebus, RDV demain et les petits choux et les éclairs à la crème vanillée et cafée sont à tomber pour trois francs six sous. Et en général les Iraniens ne te rendent pas la monnaie car ils n’ont pas de petits sous mais ils te la rendent en bombons, gâteaux, piments, oignons…

Enfin Odyssebus :

Certaines rencontres entre famille qui voyagent mettent du temps à se concrétiser., Odyssebus en fait parti. C’est une famille composée des parents et de cinq enfants qui voyagent normalement en bus impérial. Mais pour l’Iran ils l’ont laissé en Turquie et ils traversent ce pays en sac à dos. Nina est ravie, des adoooooooos.

Nous allons les rejoindrent tôt le matin dans leur jolie maison d’hôtes. Un petit animal ravit les enfants.

C’est une famille avec une aventure un peu spéciale donc je vous mets leur lien https://www.odyssebus.com/.

Nous nous racontons nos aventures, ils prennent du temps à bien nous expliquer l’Iran qui pour le moment nous paraît assez complexe. Il est plus de 14 h les enfants ont faim. Nous allons à notre premier resto Iranien, Kebab riz. Certains d’entre nous vont visiter le grand Bazard de Tabriz qui a la réputation d’être le plus grand. C’est le début des vacances de Norouz, un monde fou déambule dans ce marché couvert. Nous devons jongler avec les motocyclettes, les livreurs, les locaux chargés de présents. Un peu fastidieux.

Nous dinerons ensemble dans la maison d’hôte. Notre rencontre fu trop brève, nous espérons les revoir à notre retour.

Sur la route :

Nous quittons Tabriz que nous avons à peine effleuré pour Kandovan. Nous ne verrons rien des troglodytes car nous sommes sous la neige. C’est un village à plus de 200 m d’altitude avec rien autour donc nous décampons, de peur de finir coincés.

Nous nous retrouvons au bord d’un lac. Enfin la nature, depuis le temps.

Malheureusement, le lendemain nous ne pouvons profiter de cet endroit. Le vent se lève avec la neige, il fait froid. Nous recherchons la chaleur.

Nous roulons et traversons de jolis paysages. Nous sommes sur d’énormes plateaux qui ne descendent pas en dessous de 2000 m. Fort heureusement la neige ne nous accompagne pas.

Un autre grand moment commence pour nous. La recherche d’une station de gasoil pour camion. en Iran les voitures et les camions n’ont pas aces aux mêmes stations-services. On rajoute qu’ici, au pays du pétrole, le carburant est rationné, pour éviter le marché noir. Sans carte de paiement pas moyen ou rarement, de payer en cash. Nous ferons deux stations pour trouver la bonne. Miracle, nous pouvons faire le plein sans soucis et en cash. 110 l pour 1.21 €. Je me suis pas trompée, c’est le bon prix.

Pour le moment, c’est la seule fois où nous l’avons à ce prix là. Il faut aussi faire attention : le matin est en début de semaine le gasoil est moins chère et moins rationner, et aussi à la période du mois. Le prix perso on s’en fou, mais les stations sont assez rares, je sais pays du pétrole, mon œil. Nous n’aurons pas souvent le droit de faire le plein. Donc dès qu’on voit une station nous en profitons.

Le dôme de Soltaniyeh :

Petit arrêt et première vrai visite dans ce pays. Nous remarquerons que le touristes ne paient pas le même prix et c’est à chaque fois 1 million de Rials par personne. Les visites chiffreront vites. Pour celle-ci, Nina est l’invitée du gardien. 

C’est le mausolée de l’Il-Khan, c’est un des plus vieux dôme à doubles coques du monde qui date de 1303. Ce dôme est aussi important pour les musulmans que le dôme de Florence pour les Chrétiens.

Actuellement, en rénovation mais c’est magnifique. Les coursives intérieures sont un régal pour les yeux. Le hammam érigé à côté devait servir de restaurant mais la Covid en a décidé autrement.

Nous reprenons la route, nous sommes subjugués par les paysages.

Ispahan :     

Nous arrivons à Ispahan, juste avant le jour de Norouz.

Norouz : c’est est la fête traditionnelle des peuples iraniens qui célèbrent le nouvel an du calendrier persan, le jour du printemps. En gros nous allons fêter pour la troisième fois cette année un nouvel an.

C’est aussi 15 jours de fermeture des banques, de la plupart des magasins. Ce qui signifie pour nous une attente de près de trois semaines pour avoir une carte de paiement Ce sont les vacances annuelles des Iraniens, donc il y a un monde fou partout.

La table de Norouz: 

il y a une tradition un peu comme en Provence avec les 13 desserts. Les Iraniens dressent une table avec certains objets. Les Haft Sin :

  • sabzeh – germes de bléorge ou lentille, qui ont poussé dans un plat pendant au moins une dizaine de jours (symbolisant la renaissance)
  • samanou – une pâte très sucrée fait de blé germé (symbolisant l’abondance)
  • senjed – le fruit séché du jujubier (symbolisant l’amour)
  • sîr – ail (médecine)
  • sîb – pommes (beauté et bonne santé)
  • somaq – baies de sumac (la couleur du lever du soleil et santé)
  • serkeh – vinaigre (l’âge et la patience)
  • sonbol – l’odorante fleur de jacinthe (l’arrivée du printemps)
  • sekkeh – pièces (prospérité et santé)
  • pâtisseries ;
  • bougies allumées (bonheur) ;
  • un miroir ; j’ai beaucoup aimé celui-là. Il te permet de regarder ton année écoulée et penser à la prochaine.
  • des œufs peints, peut-être un pour chaque membre de la famille (fertilité) ;
  • un bol avec deux (ou plus) poissons rouges (vie) ;
  • un bol d’eau contenant une orange amère (la terre flottant dans l’espace) ;
  • eau de rose pour ses pouvoirs magiques nettoyants ;
  • les couleurs nationales, pour la touche de patriotisme ;
  • un livre sacré.

Nous en avons vu plusieurs et nous avons de belles explications par notre cher guide Habib.

Toutes les villes, les attractions sont décorées de cette table.

Nous nous installons à 3 Km du centre-ville dans une rue calme qui longe un cimetière. en Iran une superbe application “Snapp” nous permet de prendre un taxi pour quelques centimes. De plus elle est en anglais. Avec Cayon, ses fous du volant et les rues étroites des villes, nous nous en privons pas.

Nous faisons enfin la connaissance de notre cher guide francophone Habib ( WhatsApp +98 917 927 9100). Nous prendrons le petit déjeuner avec lui. Il nous parlera un peu de son magnifique pays. Il a un regard très ouvert sur le monde. Il nous aidera à faire du change. C’est notre soutien dans ce pays. Il a un énorme réseau. Nous le solliciterons à plusieurs reprises. Il se déplace partout.

C’est à partir de ce moment-là, que nous comprenons que l’Iran, est le pays où l’on mange toute le temps. Mon Dieu, mon régime ne s’en remettra pas.

Nina est moi achetons des foulards plus légers, dans le Bazard ceux que nous avons sont nos chèches du dessert bien trop épais.

Le soir, nous faisons la connaissance de Maede une professeure de Français avec ses filles. Elle nous fait découvrir sa ville de nuit.  Cet échange est surprenant. Nous découvrons que ce pays est plus libéral avec les femmes que nous supposions où que l’ont nous faisions croire ! Les femmes conduisent, portent les foulards assez lâches, des fois juste une casquette. Elles peuvent travailler dans n’importe quel domaine. Elles peuvent avoir le bas des mollets découverts. Nous apprenons aussi que les filles doivent porter le foulard dès l’âge de 9 ans lors d’une cérémonie. L’équivalent de notre communion chrétienne. En revanche, les garçons et les filles sont séparés en deux écoles bien distinctes jusqu’à l’université. Les fillettes en plus de l’uniforme doivent porter le foulard en classe dès 6 ans, assortie à leur tenue scolaire.

Nous finirons notre soirée dans un petit resto.

Le lendemain c’est le dernier jour de l’année Persane. Nous rejoignons les Fées. La dernière fois que nous nous étions vue c’était en novembre en Turquie. J’aime beaucoup cette famille. Xavier est mon opposé. Il est calme, serein très attentif à ses enfants. Il a des connaissances plus pointues que nous mais il n’est en aucun cas, il n’est pas ostentatoire. Il est très patient avec nous. Marion j’adore, elle a toujours le sourire. Je m’amuse bien avec elle. Les enfants sont d’un calme, ils ne se plaignent jamais. La présence de cette famille nous apaise. Merci les amis.

 

Du coup, nous suivons leurs idées d’aller voir l’aquarium et le par aux oiseaux. Eux aussi, ont délaissé leur camping-car à Istanbul donc ils sont en sac à dos. Nous nous rejoignons pour faire un pique-nique, puis les visites. Ce sont des bons moments. Heureusement qu’ils étaient là. Sans carte de paiement iranienne nous ne pouvons faires les visites. Ils n’acceptent pas le cash.

Le soir, nous passons le “nouvel an” ensemble. Nous suivons le mouvement. Nous nous mettons au bord du fleuve (il était à sec jusqu’à la veille, le gouvernement remet l’eau pour les fêtes, trés bizarre?! ) assis . A 19 h03, c’est trés précis, par rapport au coucher du soleil. Un décompte et hop nous nous retrouvons en 1401. Un retour en arrière ! Les petits feux d’artifice fusent, les gens s’embrassent. Nous finissons cette soirée par des kebabs, mangeaient sur un banc.

Nous sommes toujours au cimetière. L’endroit est calme. Nous ouvrons notre porte à 10 h. Des gens campent à 20 m de nous dans le cimetière. Ce n’est pas la place qui manquait ! En fait, en regardant autour de nous, des familles piqueniquent sur les tombes. Okey, il se passe quoi. Nous rencontrons un Iranien qui parle Francais: ” le lendemain de Norouz, tu dois honorer les morts de l’année écoulée en allant sur leur tombe boire et manger”. Effectivement aussi saugrenu que ca à l’air, les gens rendent leurs hommages. 

Puis vient le moment où ces personnes vont et viennent sans se connaître. Ils passent de familles en familles, offrent du thé, du pain, des gâteaux…C’est encore une coutume, ils honorent la générosité de l’être perdue. Nous sommes assaillies de tous côtés. Les visites de Cayon, les cadeaux que l’ont nous faits. Les invitations que nous refusons car nous devons rejoindre les Fées. Chaque famille nous offre des présents même des chapelets. Chaque famille prend des photos. c’est un poil envahissant.

Nous rejoignons les Fées dans le quartier Arménien de la ville .La cathédrale et son musée sont agréables à visiter. J’ai vu “mon livre le plus vieux” détrônant ainsi celui du palais des Doces à Venise: 1245 ans de notre calendrier.

il est l’heure de goûter, ce sera dans un café plein de vitraux où encore une fois, mon régime. Je dois l’oublier celui-là.

Puis viennent les adieux. Cette fois c’est sur. Ils finissent leur voyage et commencent la remontée vers la France. Je me retiens car moi, Emi, je pleure pas hein, je suis pas émotive ! Mais cette famille est vraiment une source de positive attitude et de gentillesse. A quand les rêverais-je ?

Nous partons d’Ispahan mais nous reviendrons car  nous n’avons pas pu voire grand chose. Avec Norouz c’était noir de monde. 

Une invitation au milieu de nulle part :

Nous sommes sur la route de Yazd, nous faisons le plein d’eau dans une source au milieu de nulle part. Des jeunes couples viennent nous dire bonjour. Le frangin c’est marié la veille. Visite du Cayon, photo et nous voilà invité chez “grands baba”. Nous sommes un peu naïfs, nous avons omis que nous sommes toujours en période de fêtes, et qui dit mariage dit toute la famille. La maman du marier nous accueille à bras ouverts avec des larmes aux yeux. Ils nous expliqueront que la présence d’inviter étrangers bénit aussi le mariage. A super, quand on peut aider à répandre l’amour ! Ah je me l’a pette là!

Cécé  se mettra à danser avec les hommes, les femmes feront des “youyous”. Nous avons super bien mangé. nous repartirons avec des images de chaleurs humaines, qui font chaud au cœur. Des gâteaux du mariage, mon régime…

Un air de Star Wars :

Nous nous arrêterons ici. nous avons l’impression d’avoir changé de continent ou de planètes. Tout le long des routes nous voyons ce genre de maison en torchis, ses maisons du dessert.

Le lendemain, Cécé a mal assuré son demi-tour. Il c’est ensablé. Notre premier! Il sort la PB et il creuse. Il s’aide des cales et en trente minutes il libère Cayon.

Sur la route pour Chak Cahk :

Heureusement, que la route est magnifique, désertique. Le site en lui-même ne vaut pas le détour. C’est un sanctuaire du culte du zoroastrisme. Je ne ne connaissais même pas ce culte vieux de 2000 ans avant J-C. Il vénère les éléments. Ce sanctuaire brule d’une flamme éternelle.

Yazd :

Nous voulions nous garer au parking spécial voyageur mais la circulation était infernale. comme il faut prendre une route à sens unique, nous avons rebroussé chemin. Nous tenterons le lendemain à 9 h, impeccable. Faut savoir que le meilleur moment pour rouler dans les villes en Iran c’est entre 8 et 12 h, quasiment pas un chat.

Yazd est en effervescence dès 17 h. Cest’ une jolie ville du désert avec des ruelles où l’on peut très bien s’imaginer être dans Ali Baba. La mosquée est splendide. Nina est moi, devons être recouverte d’un Hijab, un grand drap qui nous recouvre entièrement et prêté par la mosquée.

Nous restons trois jours à Yazd. Sage décision car la journée nous ne pouvons pas bouger.

Nous profitons de toutes ses beautés architecturales de jours comme de nuit.

Nous assistons à un spectacle une des anciennes citernes de Yazd. C’est dans ce lieu que les athlètes d’haltérophilie s’entrainent avec un attirail de poids assez spectaculaire. Leur entrainement est ouvert aux visiteurs. C’est un joli spectacle.

Nous finissons notre séjour à Yazd, en partant vers 8 h, vers “la tour du silence”. Les zoroastriens avaient une coutume, “écologique”. Leurs morts n’étaient pas enterrés mais déposés, nus pour être nettoyé par les oiseaux. Puis une personne vient ramasser les os pour les mettre dans un ossuaire.

Trois semaines après nous nous rendons compte que nous avons fait un site complétement abandonné. Celui dit touristique, est à l’opposé de celui-là, plus à l’est. Je comprends mieux notre frustration lors de cette visite. 

Abarkuch :

Nous nous arrêtons dans cette petite ville, pour voir la plus vieille tour d’Iran, un mausolée, + de 1000 ans et le plus vieux cyprès de ce pays 4500 ans. Comme souvent dans cette région les ruelles ocre nous invitent à nous perdre.

Un spot nature :

Nous sommes en plein milieu de nulle part, sur des pistes. Nous nous croyons seuls. Non en Iran nous ne sommes jamais seuls, nous verrons plus d’une dizaine de voitures passées. Pourtant même avec les jumelles nous n’avons point vu de village ?!

Pasargades :

Lieu du tombeau de Cyrus Le Grand , fondateur de l’Empire Perse, 529 AV JC. C’est trés vaste comme lieu. Pour l’histoire, je vous laisse chercher. Je suis pas une historienne, nombreux sont les livres qui peuvent vous parler de ce roi conquérant qui a su susciter de l’admiration pour Alexandre le grand. 

Vous payez l’entrée après vous pouvez payer un moyen de locomotion (bus, petit train, calèche). Il fait parti des sites qui n’ont pas accepté notre cash. Un iranien nous a sauvé notre visite en payant avec la carte bien sur nous l’avons remboursé.

Sur notre route, nous nous arrêtons pour faire l’eau: trés peu de pression et beaucoup de monde sur cette aire de repos. Les gens piqueniquent et comme de coutumes ils sortent leurs tentes. Au loin je vois des filles danser. En général ce sont les hommes qui dansent pas les femmes. Nous sommes invités pour le thé et pour le déjeuner. Gentiment nous refusons ce dernier car pour à 15 h nous avons déjà déjeuner. Ils sont venus voir la grand-mère à Shiraz qui n’ont pas vu depuis 2 ans, Covid. Ils sont de Téhéran et bien sur quand nous serons dans la capitale nous “devons ” aller les voir.

 

Shiraz :

Arrivé à Shiraz nous en profitons pour donner notre linge au pressing. Dans le quartier nous ne sommes pas passés inaperçus. Nous sommes invités par un barista. C’est l’endroit où j’ai bu le meilleur thé de ma vie : avec des bâtons de cannelle. Les gens offrent à Nina des cookies et des bâtonnets de sucre. Les Iraniens utilisent ce genre de sucettes pour les boissons comme le café, le thé. C’est un bon moment comme nous les aimons.

Nous apprenons plein de choses sur les jeunes adultes Iraniens qui commencent à se libérer. Ils veulent une éducation plus européenne. Les jeunes femmes nous expliquent qu’elles adorent les cheveux blonds, se refaire le nez, et tenir leur “boy-friend” par la main”. Elle sont en rebêlions. Les mariages à 13 ans ne sont plus biens vus maintenant c’est minimum 16 ans ( on sourit gentiment en entendant ces paroles mais mon sourire est crispé). Elles vont plus loin, expliquent ‘elles,  nos pères nous laissent choisir un homme (même si ce dernier a le denier mot), et elles vont de grandes études pour repousser un maximum la date du mariage.

Il est tard. Des amis nous avaient donné l’adresse d’un joli parc Nous avons tout essayé pour y renter : montrée la photo des amis avec leur trucks dans le parc, car soi-disant Cayon est trop grand, nous sommes fatigués, nous avons un enfant. Pas moyen, le gardien a estimé que les Iraniens sont top nombreux à camper Au final, nous sommes dans un autre parc qui est largement plus calme et en plus c’est une galerie d’art à ciel ouvert.

Nous aurions du visiter Persépolis le lendemain, mais Habib notre guide est encore à Téhéran. C’est reporté deux jours plus tard. Pas grave nous irons visiter Shiraz après une journée de repos. Les gens s’arrêtent cinq minutes pour nous parler, encore nous offrir à manger.

Quand Nina et moi revenons du glacier une grande famille est en train de visiter notre camion. Nous sommes invités chez eux. Une des femmes est coiffeuse et veut me faire ma couleur. Super ! Je prends mon nécessaire à couleur, lui traduits les proportions. Elle les doublera ainsi que le temps de pose. Je ressorts d’un blond pétant. entre-temps, elle m’épilera la moustache et mon menton devant les yeux de l’arrière grand-mère qui rigole chaque fois que je dis : AIE, AIE, AIE ! J’ai passé un excellent moment.

Pendant ce temps, Cécé n’a fait que mangé. Pendant que les femmes font la cuisine, les hommes mangent des fruits en guise d’apéritifs, avec du thé.

Il est 22 h quand nous nous mettons à table, sur le tapis. Mon régime… Nous sommes nombreux, nous comprenons que L’homme de la maison, est un ancien juge. Que certains des enfants sont dans le milieu médical ou général dans l’armée. Nous rions. Cécé fait visiter le  Cayon à chaque nouvel arrivant. A 1 h, nous nous coucherons dans leur allée qui embaume la fleur d’oranger.

A 9 H, on nous appel pour le petit-déj, encore une impasse à mon régime. Nous ne sommes que 6 mais quelques minutes après c’est les voisins qui débarquent. Revisite

Nous partons avec le juge récupère notre linge à la laverie et il doit nous aider à faire du change:

anecdote : a cause de Norouz, les bureau de change n’ont plus de liquide, le juge le fait dans la rue avec Cécé. C’est un de ses anciens “petits criminels” (dont le juge l’a fait enfermé 6 mois pour blanchiment) qui nous fera le change. Du coup le juge a eu un taux largement intéressant et sans aucune commission.

Nous avons appris qu’aujourd’hui le juge à 60 ans. Nous sommes convier au repas du midi évidemment. Au retour, je le fais s’arrêter à une pâtisserie. Nous y allons ensemble, je choisis une grande boîte de plusieurs gâteaux. Il veut payer, je me chamaille gentiment avec lui et arrive à mes fins. Ce dernier voulait que je prenne la petite boîte. Heureusement que je ne l’aie pas écouté au vu du nombre de personnes qui sont venus.

Le repas commencera à 14 h pour se finir vers 18 H. Entre-temps le juge est chagriné car pour lui Nina et moi ne mangeons presque rien. C’est son jugement pour moi nous avons dévoré: des spaghettis, du riz aux épices, du poulet, du bœuf, des frites, de la salade, des fruits. Il veut que les femmes me cuisinent autre chose. Au secours, je vais exploser et nous n’avons pas encore mangé les gâteaux.

J’ai appris énormément avec eux, nous avons beaucoup ri. Mais c’est difficile pour nous. Nous ne sommes pas accoutumés à cette bienveillance, à tous ces présents, ces gestes. C’est assez oppressant surtout pour Nina, elle n’est pas trés à l’aise. Surtout quand on m’a demandé si j’envisageai de la marier. Je vous laisse deviner ma réponse. Pour détendre l’atmosphère, j’ai expliqué que ce n’était pas la première fois qu’on me le proposé. Au Maroc à 6 ans, on m’avait proposé 6 chameaux et 3 chèvres (là, c’était de l’humour Touareg ), en Turquie c’était assez insistant et le garçon était désagréable, pour rester poli. Celui-là aurait fait un chouette petit copain mais pas plus.

Avec beaucoup de mal, nous arrivons à prendre congé. Fatimeh n’a pas voulu que je la paie pour la couleur. Elle adore mon blond, je lui ais offert un tube. La grand-mère m’a offert un petit bijou (sans valeur ,ouf) car mon épingle à nourrice qui tenait ma robe, n’était pas jolie pour une dame. Des embrassades et des photos furent échangées.

Persepolis :

De retour au parc, nous fermons nos portes. Nous avons besoin de tranquillité de souffler.

Habib vient nous chercher à 9 h pourvoir le plus beau site d’Iran. Un taxi nous y conduira. Nous sommes heureux d’être avec Habib, je l’inonde de questions sur le site et pas que. Il y a un monde fou et nous croisons même la famille de Téhéran rencontré quelques jours plus tôt sur la route.

C’est difficile de prendre des photos, le monde, le soleil. Les bas-reliefs sont si bien conservés. Habib nous explique ces derniers. Que Persépolis n’était pas un palais à demeure. Il servait une fois par an, pour réunir tous les gouverneurs de l’Empire.

Nous enchainons avec la nécropole de Persépolis qui se situe à quelques kilomètres. Les Tombeaux sont creusés en milieu des falaises. Car à cette époque, les morts ne devaient pas toucher la terre. Cette dernière était considérée comme pure. Le Fils de Cyrus, Darius tué par Alexandre serait “enterré” là. Malheureusement nous ne pouvons plus pénétrer à l’intérieur.

Le travail des ouvriers est spectaculaire quand on imagine l’ingéniosité qu’il fallait. Habib nous dit que des tablettes ont été retrouvé sur plusieurs sites où il est inscrit: le nom des ouvriers la façon de payer leurs gages soit en nourriture, soit en monnaie, leurs jours de repos. Ce n’était pas des esclaves.

Cette visite sans guide aurait eu un autre goût merci Habib. Nous finissons cette journée par un bon repas tous ensemble au restaurant et j’ai oublié de prendre des photos.

Shiraz 2 :

Sur les conseils d’Habib nous allons vers 9 h dans le vieux Shiraz en taxi. Nous pénétrons dans la mosquée rose pour voir les vitraux en pleine lumière. Nina et moi, devons nous revêtir du Hijab. Ce dernier est inconfortable, il glisse. C’est l’horreur. Une gardienne nous vient en aide gentiment. Elle veut aider Nina mais, ma pounette ne comprend pas et se met à pleurer. La gardienne est confuse. Je lui explique que ce n’est rien de grave. Elle revient avec un verre d’eau et remplie d’excuse. Un mauvais moment pour Nina, le voile c’est difficile pour elle.

C’est une magnifique mosquée. Nina aura vite oublié ses larmes.

Nous continuons vers la maison Qavam. Un jardin flamboyant, multicolores, et une odeur des plus agréables. Les vitraux et les miroirs en font un lieu romantique.

Nous déambulons dans le Bazard, dans l’ancien caravansérail, buvons un excellent café cannelle, pour les adultes et milkshake banane nutella pour ma douce puis le tour des remparts de Shiraz.

Dernier jour de Norouz :

Les vacances sont finis et part tradition, les Iraniens doivent célébrer la nature. Sortir des villes et déjeuner à la campagne en pleine nature. C’est pas déjà ce qu’ils font ? On se doute que les routes vont être prises d’assaut. Nous quittons notre parc en ayant fait le plein d’eau. Nous arrivons à faire du gasoil à la sortie de Chiraz mais pour y arriver, Cécé devait avoir des yeux partout. Il n’est que 10 h, on se croirait dans un film apocalyptique. Il n’y a que des voitures qui sortent de la ville, aucune sur les voix d’entrée.

Nous longeons un brin de rivière qui serpente, beaucoup de monde. Un petit camion est planté en plein milieu. Cécé prend le petit chemin pour aller les aider. La sangle ne suffit pas, on attache sa petite corde qui cède dès la première pression. Un voisin amènera un câble. En dix minutes le “sauvetage” est effectué.

Il est évident que nous sommes invités au thé et au déjeuner. Il nous raconte qu’il est livreur fruitier, et qu’il n’avait qu’aujourd’hui de repos. Il a emmené toute sa famille, déjeuner en camion. Il a eu très peur de devoir appeler une dépanneuse un jour férie. Nous passerons un agréable moment, une famille simple, généreuse. Il est évident que nous sommes invité au thé et au déjeuner. Il nous raconte qu’il est livreur fruitier, et qu’il n’avait qu’aujourd’hui de repos. Il a emmené toute sa famille, déjeuner en camion. Il a eu très peur de devoir appeler une dépanneuse un jour férie. Nous passerons un agréable moment, une famille simple, généreuse. Nina se baignera jusqu’aux cuisses dans la rivière avec sa fille. Visite du camion. Nous les quittons vers 15 H. C’est un crève-cœur. Ils sont tellement gentils.

Sur la route, la moindre place est occupée par les locaux. Nous sommes presque arrivée à notre prochain site quand nous trouvons de quoi nous parker pour la nuit, devant une mare aux grenouilles. Nous nous garons de sortes de n’être vu de personnes, comme cà Nina et moi nous pouvons ôter nos foulards. Le temps de sortir les chaises nous sommes envahis. Une famille s’installe devant nous. Je cherche des yeux Cécé. Il est de l’autre côté, il est en train de dépanner un tracteur qui a crevé. Je ne l’aie même pas vu ni entendu arrivé. en remerciement, ce paysan veut nous inviter chez lui. Nous refusons poliment. Le lendemain, il reviendra avec un sac de mandarine de son verger.

La famille, à 50 mètres de nous arrive avec un joli plateau de thé à la cannelle, petits fruits secs dans les coupelles. Sérieux, en France le piquenique est loin de valoir ceux des Iraniens. C’est déjà servi donc nous ne pouvons refuser. Nous dinerons avec eux.  Ils reviennent d’un mariage en guise d’apéritifs, nous aurons un excellent gâteau des festivités, puis le barbecue, les salades…Encore une fois de beaux échanges, des gens ouverts vers la vie à “l’Européenne”. Ils sont très libéraux. Cette fois Nina n’a pas de demande en mariage, on nous dit juste que le garçon de 15 ans est disponible mais il fera des études et choisira sa promise. Pour une fois.

Norouz c’est fini. Nous décidons de rester là ce dimanche. Les gens ont repris le travail, les enfants l’école. Nous aspirons un peu de tranquillité.

La grotte Shapur :

Premier jour de ramadan, et oui on enchaine en Iran. Nous nous levons à 7 h, nous sommes à cinq minutes du parking de la grotte. Nous suivons les conseils de Xavier, de faire cette petite randonnée de bonne heure. A 8 H, nous nous mettons en marche. Le chemin à 400 m de dénivelé, il est tres escarpé. Nous sommes à l’ombre au début mais la chaleur se fait vite ressentir.

Nous voyons que Nina a perdu sa condition physique. Elle est plus essoufflée que moi, elle dérape facilement. Son attitude est très différente du premier voyage. Quand nous sommes dans des parcs, elle ne joue plus aux jeux, rechigne à marcher.

Nous arrivons dans cette grotte où une énorme statue nous attend. Le signeur de la rivière Shapur. Derrière lui, et derrière le fil jaune, un lac et une “statue” naturel. Nous n’allons pas plus loin, nous n’avons pas de lampe et le sol est glissant.

2h30 de marche et une douche plus trad, nous sommes aux frais dans une Guest-house du village. En fait plus tard, on nous comprendra que nous nous sommes trompés d’hôtes: oups! Nous avons été bien accueillis, bien mangés mais le prix était digne d’un restaurant européen.

 

Sur la route :

Pour le soir nous trouvons une rivière où Nina peut se baigner en maillot et sortir sa bouée. Nous lui mettons une longe car un pécheur nous mettra en garde contre le courant. Nous étions au trou du c…. du monde encore une fois. Toute la nuit des vas et vients, pourtant le chemin est plus que défoncé. Où qu’on aille, il y a du monde dans ce pays. Le vert est de retour depuis quelques jours dans nos paysages.

Bouchehr :

Nous devions rester 24 h dans cette ville, le temps de réceptionner notre carte de paiement. Mais il y a des rencontres imprévues qui changent nos plans. 

C’est ainsi que nous ferons la connaissance de Fatimeh et Farchid qui tienne une boulangerie de pains allemands. Ils ont appris leur métier par des Allemands pendant la Covid. Farchid adore recevoir des “traveller’s”. Dès les premières minutes nous avons les clés de son appartement. Pendant le ramadan il travaille de 13 h à 22 h.

Heureusement que nous sommes accueillis chez eux. Cayon a deux fuites de tuyaux. La première a déversé quasiment 50 litres sur le plancher avant que nous nous en apercevons et mon sol à morfler. La seconde le lendemain, le siphon de l’évier c’était déboité.

Nous passerons une après-midi à faire du pain avec lui. D’autres chez lui, à remettre le blog à jour, Wifi à volonté pour Nina. Cécé fera quelques réparations chez Farchid.

Il nous accompagnera réceptionner notre carte bancaire à la poste. Comme c’est jamais simple avec nous! Dari, qui a envoyé la lettre, l’a mise à mon petit prénom Emi. Cécé et Farschid sont rentrés dans le bureau, pas moyen de récupérer le courrier. Je rentre à mon tour, évidemment avec nos passeports. Pas moyen non plus. sans suivent des conversations oulés avec Farchid, l’employé de mauvaise foi et Dari au téléphone. Je suis d’un calme! Je m’en étonne moi-même! Les garçons sortent prendre l’air. Je gère la situation en demandant le prénom de l’employé: Mohamed (je m’en doutais) je lui explique que surement on l’appelle Momo. Il me dit oui, je lui réponds c’est pareil pour moi. Son collègue est mort de rire. Je récupère notre sésame. (la carte est au nom de Sébastien en plus)

Un couple d’Allemands nous rejoindrons les deux derniers jours.

Merci Fatimeh, Farchid,  Bella et Hero, pour votre accueil, votre générosité et tous c’est bon et beaux moments passés ensembles.

Sur la route entre Bouchehr et Quesm :

Nous reprenons la route. Il fait trés chaud. Nous tombons sur des jeunes cyclistes courageux suisses. Nous papotons un moment et nous repartons.

La première partie de la route, ressemble à l’Iran que ce fait un Européen! Des torchères de gaz, de pétrole. L’odeur est indescriptible et dure plusieurs kilomètres. Pour une fois je trouve un réel intérêt au masque.

Nous faisons un gros plein de courses. A la station-service malgré notre carte de paiement, il nous faut attendre un chauffeur camion. En attendant l’ange gardien nous faisons le plein d’eau. Un chauffeur se dévoue, nous permet de faire le plein. C’est royal aujourd’hui! en plus Cayon se fait enfin laver.

Oh la mauvaise journée en fait:

  • Primo: je me suis recassé le bout de ma dent juste en toquant mon verre dessus. Ok la réparation date de 2012. Mais quand m^me, j’ai horreur de ce sourire et en plus, le bout m’irrite la lèvre. Après une discussion avec ma dentiste, je dois attendre un mois avant une réparation. pfff.
  • Deuzio: l’ange du plein de carburant c’est révélé être un vrai gougea. Il a voulu nous photographier avec nos deux camions et nous. Il me prend la main, que je retire. Et il me met une franche main aux fesses. Nous ne sommes pas dans notre pays, difficile de lui filer une gifle. Je laisse encore passer. Je dis encore car dans le bazar à Tabriz nous étions si nombreux qu’à plusieurs reprises j’ai senti, de forts pincements sur mon arrière-train. A priori ce Bazard est réputé, la Suisse en a fait les frais.
  • Tercio: le super plein d’eau, avec en plus mon jerrican neuf était une fausse joie. C’était de l’eau salée et nous nous en sommes rendu compte qu’après avoir rempli le Berkefeld, prit une douche en allumant la chaudière.
  • Conséquence: vidange des cuves, 300 litres, purge des circuits et lavage du Berkefeld.

On se couche fort heureusement dans un endroit où il y a une fontaine non salée, à la mosquée. Cette dernière chantera de 20 h à 1 h du matin. Une première en Iran.

Le paysage est magnifique. Il est digne des déserts de l’Arizona. Nous croisons de drôles de rochers, un troupeau de dromadaires.

La série continue. Nous avons fait plus de 500 Km et sur l’ile de Quesm les stations-service semblent récalcitrantes à nous vendre du gasoil. La première station on hallucine sur la queue. Nous allons à 23 Km plus loin. Même constat. La station a atteint son quottât pour la journée. Les camions doivent faire la queue jusqu’à 3 H du matin. Je le prends en rigolant Cécé ca le gonfle.

Pays du pétrole et impossible d’avoir ce précieux or noir. C’est dingue !

Après discussion, vu qu’on n’a pas de carte de carburant. Nous ne faisons pas la queue le chef viendra nous chercher à 3 h. Cool! Nous prenons notre mal en patience. Nous allons au resto routier. Nous ne comprenons rien à la carte, pas de signal pour se servir du traducteur. Nous regardons ce que mangent les hommes. Nous serons servis royalement, le reste du riz dans un doggy-bag. Il nous servira pour trois autres repas.

Le Chef de la station vient nous chercher dans le restaurant( nous ne sommes pas passés inaperçues). Il est 20H20, nous finissons. Nous pouvons mettre 60 litres de gasoil. Il nous fait passer devant les chauffeurs qui sont là depuis au moins 17 h. Nous sommes gênés mais pas eux. Nous mettons nos 60 litres, le chef ne veut pas qu’on paie!

Nous partons de nuit, c’est pas évident de voir la route! Nous avons les 3 /4 du plein ca devrait le faire s’il ne nous arrive rien.

L’ile de Quesm :

Le Ferry :

Nous ne quittons pas le continent mais nous savons qu’il faut nos passeports et notre CPD.

  • Guichet du gars des photocopies. Il fait ces dernières.
  • Guichet du Chef, où le gars des photocopies se fera fort admonester. Le Chef demande notre carte grise, nos permis, notre carte verte, nos attestations Visas.
  • Le photocopieur boy y retournera trois fois ainsi que Cécé.
  • Quasiment dix pages par personne. En attendant, nous sommes au frais dans le bureau.
  • Tout ca pour la moitié d’une feuille A4 que nous devons remettre au guichet.
  • Au guichet tu payes un peu plus de 8 € même pas les copies.
  • Le guichet de l’arrivée, le Mr veut voir le numéro de moteur sur le camion.
  • Bien sur en 18 minutes de traversée nous avons dû le changer?!

La traversée :

  • 18 minutes en effet. Le bateau juste à la sortie du débarcadère a dû stopper les machines et faire une marche arrière. Un tanker nous a frôlé. A 20 mètres du quai, ca va nous étions sauves au cas où, mais Cayon!
  • la descente, faut pas louper la marche mais les dockers sont extras.

L’île:

Nous sommes en Iran mais surement pas sur cette planète. Nous sommes subjugués: paysages arides, canyons, marées, bateaux, couleurs de la terre. Les animaux: dromadaires, fennecs, poissons. Ambiance plus libérales. Nous sommes souvent sans le foulard et même en short.

  • Tallaght wells Loft : C‘est 366 puits (il reste beaucoup moins) creusés. Un puits par jour pour le village. Ils avaient tous un nom. La porte s’ouvrait le matin et l’on puisait l’eau d’un seul puits. Ils s’étaient plus ou moins profonds selon la saison. Quand ils étaient tous vident, un an était passé. J’adore le concept.

  • Chahkooh Canyon :  l’érosion de la pierre est magique. Ces couleurs sont intenses. Des puits d’eau douce pour les résidents. Des fennecs trés curieux nous ont approchés mais pas assez pour de bonnes photos.
  • La falaise et l’accident : nous piqueniquons à flanc de falaise. Nous sommes arrivés à marrée haute et nous partons en urgence pendant la marrée basse. C’est beau! Nous pouvons même nous habiller à l’européenne. Mais en voulant regarder les crabes jaunes de plus près. Je me tape l’ongle du gros orteil gauche. Je sens rien mais sa pisse le sang. Je désinfecte, réfléchis et nous partons.
  • C’est pas le pied ! Facile à trouver celle-là.

Le premier que nous voyons sur la carte c’est un dispensaire. Nous sommes accueillis à 18 h. Il a fallu 1h de route pour y arriver. Le personnel est trés gentil. Ils sont tous compatissants.

J’ai droit à une anesthésie locale. Pourquoi dans les hôpitaux nous captons jamais! C’est là que nous avons besoin de “google traduction”. Je comprends quand même ce qui se passe. Je comprend que le médecin a besoin de m’endormir le pied pour pouvoir me remettre l’ongle en place. Je suis calme contrairement à Cécé qui lui, la vue du sang…Nina étant restée dans Cayon.

J’arrive à faire comprendre au doc que je suis fibromyalgique et que l’anesthésie ne servira à rien pour moi (pour me soigner une dent c’est souvent 7 injections alors là). Au dispensaire, ils ne sont pas équipés de plus. Nous devons nous rendre à l’hôpital à 45 minutes de là.

L’hôpital est lugubre. La prise en charge est rapide. Le docteur me regarde de travers. J’ai pas confiance! L’infirmier me remet une injection de lidocaïne. Je réexplique mon problème de gérance de la douleur. Il n’en a cure. J’ai crié comme jamais quand il m’a trituré. J’ai serré la main de mon mari à presque lui rompre les os. La clim marchait à fond et je transpirais à grosses gouttes. J’en pleurais.

Il a stoppé, m’a bandé, a ordonné à Cécé d’aller, accompagné d’un gardien, à la pharmacie, prendre les médicaments qu’ils ont utilisés et ceux prescrits. Aller payer tout ca. Pendant que moi j’essayais de reprendre mes esprits.

Nous sommes sortis, épuisés. Sans aucune consigne juste le sac des médicaments. Nous nous sommes posés à la plage en ville. C’est Ramadan, y a un monde fou. J’ai besoin d’air. Nous mangeons un melon car il est presque 23 h.  Et là, mon estomac me fait souffrir atrocement, le malaise me vient.  Je reprends mes esprits, le contrecoup surement. Je regarde de plus près les médicaments. Je suis quand même de base, préparatrice en pharmacie : les antibiotiques sont à usage vétérinaire. Je sais que les molécules peuvent être données à l’humain mais le voir écrit c’est insultant. J’en peux plus on verra demain. Je prendrais l’antibio que j’ai emmené de France

La plage : nous attendions ce moment en Iran, Nina et moi pouvant nager comme on veut. D’abord nous essayons de rejoindre JP et sa femme qui sont quelque part dans une superbe crique. Le Cayon n’ira pas jusqu’à eux car l’essieu ne passe pas le pont. Le GPS indiqué 1.7 Km de leur camp. nous nous mettrons à 3 KM, nous les verrons pour un café demain.

Il fait trés chaud.  Dès que nous sommes sur la plage l’air est plus frais, pourtant il n’y a que 75 mètres. Nina se baignera toute l’après-midi avec son père. Ils s’éclatent, moi je prends plaisir à les voir. Pour éviter toute infection mon pied est emballé dans un sac plastique. J’écoute de la musique.

J’ai le docteur mandaté par Chapka, notre assurance au téléphone. Chapka ne fonctionne pas avec WhatsApp. (complètement stupide car à l’étranger comment les appeler).J’ai dù faire appeler mon fils pour les contacter. En revanche, le docteur m’a appelé par WhatsApp. J’ai pu échanger mes photos de l’accident et du premier bandage que j’ai refait. Selon lui, j’ai bien fait de changer d’antibio. Il m’augmente la dose. Me rassure sur la durée du bandage, car avec une température en moyenne de 43 °. J’avais un peu peur d’une sure infection. Me dis qu’effectivement, ils auraient pu le remettre en place mais sous anesthésie générale selon mon cas. L’ongle va mettre du temps à tomber, plus d’un mois selon lui.

Le soir nous aurons la visite de plusieurs fennecs dont un qui prendra la pose.

La mangrove : 

Nous voilà parti vers cette végétation si bizarre Nous arrivons trop tard c’est marrée basse. Plus de bateau à 15 h. Nous sommes bien là, l’air est frais, il y a de l’eau. On attendra demain.

A 10 H nous montons dans un petit bateau pour une quarantaine de minutes. Nous y v verrons quelques oiseaux dont des ibis gris et des amphibiens. Cécé et Nina descendent du bateau pour marché dans la mangrove. A cause de mon pied je m’astiens.

En revenant, Cécé inspecte Cayon, comme de routine. Il s’aperçoit que le poumon droit est cassé. Super on est assez loin de tout.

Il part demandé de l’aide aux bateliers. Ce sera Abou l’homme à tout faire de la mangrove qui nous aidera. d’abord nous attendrons 16 H, bé oui c’est Ramadan, personne travaille c’est sieste!

Une fois remontée, nous resterons encore sur place cette nuit.

Retour sur le continent :

Nous reprenons le ferry, ah non cette fois un bac. 5 minutes chrono, pour faire les papiers, et embarquer. En revanche, une sollicitude constante pendant toute la traversée pour de l’argent, des cigarettes…de la part des marins. J’aime pas ces procédés c’est l’escalade après. Donc nous restons égaux à nous-mêmes rien.

Bandar-Abbas :

Nous voilà installé dans un parc après avoir réussi, assez facilement, à faire le plein de gasoil.

Nous sommes ici pour renouveler nos Visas.

Nous profitons de la soirée pour se balader dans le Bazard et essayer de manger un morceau.

Nous en profitons pour monter la climatisation dans Cayon. Pendant deux jours nous aurons une petite petite pièce avec cuisine au frais.

Encore un petit bobo :

Je me réveille, avec cette tête-là ! L’Iran ne me convient pas ! J’ai surement été piqué par un moustique. Une amie médecin me conseille sur la façon d’endiguer cette tronche. Il faudra trois jours pour qu’elle dégonfle et dix jours après j’ai toujours une trait trés dur. Affaire à suivre !

Kerman :

Nous repartons direction Kerman et là nous nous apercevons que le poumon gauche du frein est en train de lâcher.

Nous sommes dans un joli jardin au bord du centre ville, près d’une fontaine. Nous partons visiter le soir, mais c’est un jour férié. En Iran ils ont beaucoup de jours fériés. Nous achèterons des trés bons sandwichs et les mangerons sur un banc dans un autre jardin.

Sur la route du désert :

Faire du carburant pour un touriste est tout un art. Malgré notre carte de paiement iranienne. elle n’a été accepté qu’une seule fois pour le moment par une station. donc nous devons demander à un chauffeur de nous aider. Il faut faire attention que se soit pas plus tard que le mercredi 15 h, en priorité le matin. Pourquoi car même les chauffeurs et les stations-service sont soumis à un quota hebdomadaire et mensuel. 

Ce système de quémandage agace fortement mon époux.

Cette fois nous ne pourrons pas faire de gasoil à la pompe car elle va fermer. Deux chauffeurs siphonnent leur réservoir et nous offrent en tout 50 L .Vous imaginez la valeur du cadeau à chaque fois pour nous pauvres Français au prix actuel du litre de gasoil dans notre pays !

Housein, à droite sur la photo, nous invite chez lui pour le déjeuner . Euh il est 16 h, tu fais pas Ramadan. Nous revenons sur nos pas et acceptons cette offre généreuse. Sa famille vive dans un quartier populaire, avec trois générations sous le même toit et les poules. nous sommes reçus comme des rois. Papi hallucine quand nous lui disons le prix du carburant en France. Nous rigolons, nous mangeons encore une fois très bien. Fatimeh sa femme fait des bijoux, elle demande à Nina de choisir. J’aurai un cordon de lunettes, Cécé deux bracelets et Nina un ensemble de boucles d’oreilles et collier. Nina lui offre en retour des coquillages ramassés en Roumanie et de la nacre en Thaïlande.

Les grands-parents ne sont pas sur la photo pour cause de sieste !

On repart très tard et il a fallu négocier le nôtre car comme d’habitude nous sommes invités à dormir.

Nous passerons la nuit à 2000 m. C’est trés beau !

 

Avant d’arriver au désert de Luth nous passons par diverses oasis dont celle de  Shahdad. La route est en ligne droite digne des routes américaines. Nous nous arrêtons un moment pour visiter ce château à l’abandon.

Désert de Luth :

48° ! c’est supportable car la Nasa, a fait des relevé à plus de 70°. Ce serait l’un des endroits les plus chauds de la planète. Les paysages sont magiques mais malheureusement le ciel est couvert et mes photos en pâtissent. C’est a couper le souffle ces Kalout. Ce sont des étranges structures sur le sol que le vent et le sable ont formé aux courts des siècles.

Nous poussons un peu plus loin vers le lac salé où nous passerons une drôle de nuit. Nous avons joué à cache-cache avec un fennec une partie de cette dernière.

C’est remplie de petites bestioles dont des araignées trés grosses et jaunes. Nous voulions y rester deux nuits mais le temps très orageux nous incite à décamper. La route est une longue traversée de passage à gué et 10 minutes de pluie suffisent à l’inonder.

Kerman le retour :

Cécé c’est fait voler ses tongs. Elles étaient devant notre logis. Il était rentré justes 5 minutes dans Cayon pour faire…pipi. Il ressort et oups, elles ont disparu. 

Nous comprenons pourquoi beaucoup d’Iraniens toquent à notre porte et nous demandent de ranger jusqu’à notre marchepied !

Retour dans le Bazard à la recherche de chaussures et puis d’un bon boucher, et finalement de légumes. Nous restons deux jours car comme nous sommes placés à côté de la fontaine, en avant les machines. On porte des manches longues cette dernière se remplit vite.

Un caravansérail :

Nous en voyons énormément sur la route. Du coup il est normal que nous voulions y passer quelques jours. Atmosphère étrange emplit d’âmes. Au fond de la vallée après une courte promenade, nous changeons de décor. Oui nous sommes bien dans des décors c’est l’impression que nous avons de cet endroit.

Nous devons encore faire le plein car en Iran les distances sont grandes. Encore une fois entre le peu de station service et le moment où nous le faisons c’est compliqué. et la station ferme devant nous.

Le vieux gérant de la station nous offre 20 L. Il nous explique qu’il a toujours ce bidon pour les urgences. Nous sommes gênés. Mais arrive son fils d’adoption. Il conduit un Renault truc récent. Il siphonne son réservoir car il ne veut pas qu’un vieux Renault est soif. Il nous fait le plein, plus de 70 L. Pour une fois, ce n’est pas siphonné  “en pleine bouche ” mais grâce à une superbe autopompe. Cécé et lui échange pendant un moment sur la motorisation, rigole des “trucs de mecs”. Il ne veut pas être payé ! Nous n’insistons pas, nous savons à présent que ca leur faire plaisir et que c’est comme cà ! La générosité à l’état pure.

Désert de Tabas :

Le voilà ce désert de sable tant espérer. Nous prenons une petite route pour le rejoindre. Nous sommes doublés et redoublés à plusieurs reprises par les mêmes 4X4. Quand nous rejoignons le spot prévu pour la nuit. Ils sont là, tous les trois.

En moins de 10 minutes sans avoir compris comment. Nous sommes à bord d’un des 4X4 pour parcourir d’autres dunes plus secrètes à 10 minutes de Cayon. Nous connaissions le désert de dunes, nous l’avions fait en dromadaires au Maroc et très légèrement en 4X4 en Tunisie.

Rien à voir, nous sommes avec des pilotes qui connaissent parfaitement le terrain. Nous roulons sur les crêtes de ses montagnes de sable. Nous décollons de nos sièges par moments, sans aucun danger. Nous faisons plusieurs arrêts. D’autres copains nous ont rejoints. En fait il y a plusieurs familles. Nous faisons des 360 °, pour bien nous démarquer entre tous.

Au retour Cécé prendra le volant. Ce n’est pas une première pour lui de piloter en version 4X4 mais en plein désert oui! Il se régale. Il va bien moins vite que Mohamed mais il prend des bosses.

Après plus de deux heures retour à Cayon. il est évident que nous allons diner tous ensemble. En chemin, nous avons rempli le pickup de bois pour les feux. Les théières chauffent les femmes sont installées pour éplucher les légumes. Il est 20 h nous mangeons. Nous rigolons tous ensemble. Je suis repue.

Nina dès le départ c’est enfermé dans le Cayon. Elle ne s’y fait pas à cette spontanéité iranienne. Elle mangera dedans.

A 22 h, ils font le diner. Heu, on a pas déjà pris celui-là. Nous on ne mange pas, on boit du thé, Cécé fume la chica . Mais nous n’avons plus faim.

Comme il a fallu dégonfler tous les pneus des 4X4, Cécé démarre Cayon pour regonfler tout le monde à l’aide du compresseur.

Des gens arrivent, nous saluent, repartent. Il est minuit, ils refont à manger. En 4 h, les Iraniens ont pris trois repas! Ils ne comprennent pas pourquoi nous ne mangeons plus. Les explications sont chaotiques car personnes à de connexion. Mais nous rigolons tous.

La fatigue se fait sentir et après avoir refusé trois invitations de dormir dans leurs maisons nous allons nous coucher.

Quel journée stupéfiante !

Nous sommes seuls au matin. Le ciel est couvert mais la vue est là :

Nous poursuivons notre route vers Tabas. La route est chaotique mais comme à chaque fois un paysage se découvre et nous sommes enchantés. Les photos sont délicates ici car beaucoup de mines se trouvent sur notre chemin. A 4 km de la fin de cette route, nous sommes arrêtés par des gardiens. Malgré notre instance, nous sommes obligés de rebrousser chemins. c’est une mine de charbon à ciel ouvert, c’est interdit pour les touristes. Wouai, on dira cà !

En gros nous avons perdu la journée, et un fort potentiel gasoil.

Village abandonnées au tour de Tabas :

Autour de Tabas, beaucoup de trés vieux villages ont été abandonnées après le tremblement de terre de 1978. Certains ont essayé de survivre en faisant des petits hôtels.

Ils gardent un charme, au milieu d’oasis. Nous partons en explorations, nous voyons les anciens feux des cuisines, les niches dans les murs, la mosquée, les anciens hammams.

Nous sommes obligés de nous mettre à l’abri rapidement. Nous assistons à  notre première tempête de sable. Nous arrivons de justesse dans le camion. Nina à même décollé de quelques millimètres du sol. Les camions s’arrêtent en bord de route. Des objets vols. Nous ne pouvons qu’attendre que sa passe. Une demi-heure plus tard c’est l’accalmie et nous reprenons notre route.

Tabas :

Nous ne verrons pas grand chose de cette ville. Pour une fois nous sommes encore une fois dans une ville pour la logistique : le plein d’eau, des machines et du ravitaillement. 

Le parc est superbe, les fontaines fonctionnent des pélicans en liberté.

Nous “snobons “cette région. Nous savons que les canyons regorgent de beautés mais à cause de mon orteil, je ne peux pas marcher longtemps et encore moins en rivière. Nous reviendrons.

De Tabas à Naim :

Après avoir fait le plein dans la première station qui accepte notre carte de paiement, c’est une longue ligne droite de plusieurs  centaines kilomètres qui attend.

Nous traversons des déserts de sable. Nous voulions aller dormir prêt des dunes. Le temps est encore instable donc nous restons sur l’asphalte.

Nous roulerons pendant plus de 100 km sur un lac salé.

Puis la route c’es ouverte à ce spectacle.

Naim :

Petite visite rapide de la vieille ville. Des pierres toujours des pierres mais j’adore cà ! Une vieille citadelle avec son ancien château. Des ruelles et des vendeurs de tapis qui accrochent leurs marchandises sur les murs.

Ispahan :

Nous sommes de retour à Ispahan, pour aller dans un garage bien connu des overlanders. Nous devons faire plusieurs petites choses sur Cayon, de l’entretien et des réparations. Mais comme d’habitude pour cette ville, nous arrivons  au pire moment. C’est la fin du Ramadan, trois jours ferries suivis du week-end. Nous buvons vite fait un thé avec les garagistes qui sont d’une gentillesse. et nous nous donnons rendez-vous samedi en fin de matinée. 

Ispahan est blindé de monde. Impossible de se garer donc nous nous mettons dans un parc à 3 km du garage. C’est un coin connu des camions , un va- e-t vient toute la nuit. Le lendemain, nous pensions être paisible. Je devais remettre à jour mon blog. Le garagiste en a profité hier pour me remettre du forfait internet. En fait, mauvaise manœuvre. J’ai travaillé et plus de forfait.  Aie, nous sommes loin de la ville, nous contions prendre un taxi. Impossible.

En fin d’après-midi, des idiots en mobylette qui n’arrêtaient pas de passer nous ont tiré dessus avec une carabine à plomb.

Le lendemain, nous nous déplaçons, d’un pour trouver du forfait. heureusement, ici n’importe quel marchand de téléphone peut le faire. De deux, nous nous sentons pas en sécurité pour laisser Cayon seul et faire un tour en centre-ville.

Retour au parking de l’aquarium. Il est plus facile d’accès pourtant 1 h seulement et il est plein.

Nous en profitons pour visiter la grande mosquée. en plein milieu un chanteur a capella fait une haute performance.

Le lendemain c’est repos. Je travaille. Nous avons quelques visites toujours bienveillantes. Une famille nous fera et nous rapportera à manger le soir. C’est saisissant cette générosité à l’état pur. Ils nous ont préparé du riz pilaf au mouton, du yaourt salée à la menthe maison. Un régal! 

Mes Mamatochs arrivent par surprise. C’est toujours sympa de se retrouver même pour de brefs moments.

Les TOOBOO nous rejoignons le lendemain soir. Nous commanderons à manger et nous mangerons en bordure de rivière et nous nous conterons nos voyages.

Garage Brother :

Ce garage est trés connu des voyageurs et victime de son succès. Nous arrivons vers 11h et nous repartons vers 18 h. Il faudra revenir le lendemain.

Ce sont deux frères d’une gentillesse. qui nous ont déjà rendus de grands services via internet. Notamment pour mes problèmes de santé. Ils parlent couramment anglais.

Pour les travaux c’est ici.

Quand nous y retournons le lendemain les TOOOBOO, sont avec nous. Ils ont quelques réparations à faire Nous côtoyons, des motards Australiens, des motards Espagnols, une Belge qui voyage fréquemment en Iran, un couple d’Allemand nous fêterons la journée de la femme avec un bon gâteau.

C’est bien sympa tout ca mais à côté pas grand chose n’est fait. Au bout du deuxième jour, j’en ai ma claque. Rien avance !

Nous passerons la matinée suivante avec les Tooboo. Nina et Tao s’entendent bien. Elle profite de parler avec un ado. Ca fait du bien à tout le monde.

Ispahan est pour nous la plus belle ville d’Iran. C’est une ville en pleine nature. J’ai pu y faire de chouettes balades le long de la rivière. Vous avez le côté musulman avec ses mosquées, son palace sans oublier le quartier arménien qui est complètement différent. Cette ville regorge de lieu à visiter à pied, à vélo en taxi.

Abyaneh :

Ce petit village perché aux couleurs ocre nous a été conseillé. Effectivement, c’est une attraction touristique. tu dois d’acquitter d’un droit d’entrée pour aller visiter ce petit bled. donc nous déambulons dans ces charmantes ruelles. Les diverses portes m’ont séduites.

Kashan :

C’est les 44 ans de Cécé, nous les fêtons dans un restaurant qui ne fait pas que du riz et du kebab. Pour une fois. Il était 20 h,  nous étions les seuls clients. Ce restaurant était excellent: Dario. 

Son Bazard, nous a plu pour ses recoins “secrets” comme la mosquée ou les places qui s’y cachent. En revanche côté boutiques bof.

En revanche, pour une fois, nous avons visité un hammam historique. Dans chaque ville d’Iran, ces derniers sont transformés en musées. Celui-ci est somptueux, on sent trés bien les vibrations, plusieurs pièces, bassins. Nous imaginons trés bien les bains mais pas que: car dans ces lieux, les gens réglés les problèmes politiques, scellaient des marchés commerciaux.

Les couleurs, les fresques, cerise sur le gâteau, son toit:

Les mosquées sont belles à Kashan.

En retournons au spot, nous voyons un camping-car capucine, Iranien. Son propriétaire l’a fait lui-même. en papotant, nous découvrons qu’il crée des rassemblements de véhicule de loisirs. Nous venons d’en louper un flûte. Il est le concepteur de “radio campeur”. Il nous interviews en anglais sur notre voyage et la conception de Cayon. Moment chouette, où Cécé, a du faire cette démonstration, tout seul sans traducteur. 

Le désert de Kashan :

Nous repartons dans un désert, cette fois accompagnés des Mamatoch et des Veryabad. Nous partons en convoi. La route, non la piste après le poste de péage (oui dans cette région tout se paie) est de la tôle ondulée, ponctuée de lame de sable.

Nous avons tenté, nous nous sommes tanker. Les quatre roues. Nous sommes stoppés nets.(mon super chauffeur n’a pas dégonflé ses roues) Les deux autres véhicules étaient devant, nous n’étions pas inquiets. Ils reviendraient car nous avions les filles de ces deux véhicules. Il était tard.

Première décision, nous camperons là. Nous verrons demain. Moins d’une heure plus tard, deux super 4X4 nous sortent de là, les doigts dans le nez: très facilement.

Le soir nous avons la visite de plusieurs caravanes de dromadaires. C’est génial. Ils sont en liberté et pas trés farouches.

Nous avions pour but d’aller jusqu’au lac de sel, plus précisément l’île. Nous préfèrerons bivouaquer au bord des dunes. 

C’est sympa d’être pendant quelques jours à plusieurs. Les enfants s’amusent, les parents se racontent des anecdotes de voyages, des bons plans, nos soucis de voyages, les moments bricolages.

 

J’ai même fait du vélo sur le lac salé grâce au vélo que m’a gentiment prêté Taho, Cécé à tester le vélo électrique de Marc.

Et puis au retour pendant que Nina prend les commandes de Fastoch, et bien c’est les Abad qui se sont planté net. On lui avait dit de dégonfler ses pneus. Comme pour nous, il est 14 h on stop, on mange et des Iraniens les sortent de là. Décidément ce peuple est une gentillesse.

Voilà encore une séparation qui fait mal mais comme nos chemins se croisent tous les quatre mois…Des souvenirs se créent.

 

Neyasar :

C’est un des plus beaux villages autour de Kashan. Attention, ne fait pas la même erreur que nous. Nous sommes allés le visiter le soir de la fête de la rose.: un monde. Car ce village est réputé. Il est un des plus gros cultivateurs et fabricant d’eau de rose. Les Iraniens boivent cette eau tout au long de la journée, froide, fraîche ou chaude et il l’a cuisine à toutes les sauces. Nous avons goûté, nous avons détesté. Ca nous fait penser aux pots pourris dans les WC de mémé.

Qom :

Après s’être reposé quelques jours au calme dans une pinède nous partons vers la deuxième ville Sainte d’Iran Chiites: Qom.

Cette ville est un lieu de pèlerinage pour tous les musulmans. Nous assisterons à la prière de musulmans Pakistanais et aux pleurs, à genoux, des musulmans Iraquiens. Assez impressionnant à voir. Nous étions dans le mausolée de Fatimah Masoumeh, sœur du 8em Iman chiite Ali ArRida.

Dans ce sanctuaire, nous sommes accompagnés par une guide trés gentille qui parle bien l’anglais. Nouas arrivons à capter l’importance de cette femme qui fut assassiner. Nous ne pouvons pas visiter l’intérieur car nous sommes des non musulman. L’extérieur est grandiose, luxuriant et trés zen. Nous serons accueillis par un Iranien parlant Français, en plus des explications du site, il nous offrira trois livres traduits en Francais sur des proverbes iraniens et sur le Mausolée. Ce sanctuaire est composé de trois dômes dont un en or et six minarets.

La mosquée de Jamkaran :

C’est ma mosquée préféré de l’Iran. Elle est immense et pour une fois le côté féminin est aussi beau que celui des hommes.

 

Pour entrée dans les établissements de Qom nous devons, nous les femmes, nous vêtir de ces jolis draps fleuris, prétés gracieusement.

En revanche, mis à part ces splendeurs architecturales, nous n’avons pas aimé l’ambiance de Qom. Nous avons été viré d’un magasin alimentaire (pour une fois trés grand) pour manque de tenue correcte. D’accord Cécé était en short mais nous nous étions comme partout en Iran. On voyait le bas des mollets de Nina et sa casquette n’était pas un foulard. Je suis allée seule aux courses.

Nous nous sommes fait arnaquer à la station-service avant d’entrée dans Qom. Pour une fois que cette dernière acceptée notre carte de paiement sans l’aide d’un chauffeur. Le gars nous a compté 4 millions de Rials pour un plein de 370 mille Rials. Excuse, je vous ai loué ma carte carburant. J’étais furieuse. Je veux bien payer un peu plus, mais là, c’était royal, nous avons réglé le compte de la valeur de 666 l de gasoil et encore au prix le plus fort payé en Iran. Au final tout le gasoil offert pendant notre séjour n’est même pas équivalent.

Nous nous sommes sentis de trop, ville trop sainte pour de simples touriste ?!

Du repos :

Nous avions besoin de nature, de farniente, de repos. nous avons trouvé un havre de paix où les hommes le soir viennent piquer une tête. Nous avons pu espionner une famille de chouettes, de perdrix, des chevaux, un âne et de gros lézards tout au long des journées.

Echangés avec des paysans simplement, et pour lui avoir offert un café il est revenu avec  sept œufs

Teheran:

capitale de l’Iran, mégalopole, assez facile d’y circuler au final.

Nous nous mettons dans un parc connu des voyageurs. Nous sommes arrivés vers 15 h, pensant que c’était la bonne heure. Nous faisons notre plein d’eau et pendant ce temps-là un flux constant de voiture ne fait qu’arriver. Et oui c’est dimanche (vendredi ok), c’est blindé. Nous nous coinçons devant la porte du gardien du chantier d’a coté avec son accord. Il comprend que nous attendons que les gens partent pour se garer prés des militaires devant le musée. Nous ne pourrons pas bouger avant 23 h ! Nous serons trés bien instalés.

Nous avons pu aller visiter le parc et prendre la pose sur le splendide pont Tabiat.

A savoir que depuis Qom, l’internet est trés fluctuant. Ces derniers jours c’était trés difficile de se connecter. Et bien sûr quand tu as besoin d’un taxi, tu as besoin d’internet pour l’appeler sur l’aplli. Le matin, rien à faire ! Le paysagiste du Parc Ali, parle Français, il nous aide avec les “taxis jaunes ” pour que nous puissions nous rendre à l’immigration faire notre renouvellement de Visa. Je vous la fais courte, au retour nous avons pu nous servir de l’aplli. Le gars du taxi jaune, nous a pris 1 150 000 de plus que celui de l’aplli. Les arnaques commencent à nous saouler.

En attendant nos Visas nous visitons le palais Golestan. Nous avons pris la formule complète qui comprend, le palais, les musées, le jardin. Ce sera la plus chère des visites de tout l’Iran mais pour nous elle les vaut. Nous avons déambulé dans ce palais pendant plus de 3 heures. Pour une fois le palais était ornementé par des objets iraniens ou des objets d’autres pays comme la France au temps de Napoléon ou le roi Philippe. Des galeries de miroirs, de beaux tableaux et un joli jardin ainsi qu’un trône en ivoire majestueux.

La capitale aura raison de Nina. Elle c’est sentie pétrifiée devant cette circulation, ce monde, cette vitesse digne des grandes villes. Nous avons juste fait un tour au Bazard qui ne vaut pas grand chose.

En route vers la mer Caspienne :

L’autoroute étant interdit au plus de 3.5 T. La police nous fait faire demi-tour, en plein milieu. Nous devrons faire un détour de plus de 120 KM pour reprendre la direction de la mer. Nous quittons donc toute cette agitation.

Le paysage contraste avec ce que nous connaissons de l’Iran. C’est vert! C’est grandiose ! c’est des toutes petites route plus ou moins bien entretenu. Des cols avec des lacets, en revanche très peu d’endroits ou l’on peut bivouaquer. Les espaces près des rivières sont clos.

La mer Caspienne :

Une de mes envies de voyage et d’au moins me tremper mes petits petons dans les mers, océans que nous traversons. Pour cause de blessures je n’ai pu le faire sur le golfe Persique. A la mer caspienne, qui est la plus grande étendue d’eau salée enclavée, je passe mon tour. C’est assez cra-cra par ici.

En revanche, nous nous régalons d’un splendide coucher de soleil d’un super marché journalier à Chaloos, vraiment excellent.

Nous avons pu observer les pêcheurs aux filets. Ils les lancent à l’embouchure de la rivière et les remontent jusqu’à la mer, sur 50 m pas plus et c’est plein.

En route pour les montagnes :

Le temps c’est rafraîchie, il a même plu au bord de l’eau. Les Iraniens nous ont dit d’aller dans les montagnes du nord qu’il y faisait bon et que c’était beau.

C’est pas folichon comme endroit, en plus d’être très sale, les habitants mangent partout aux bords de la route. Nous n’avons pas trouvé de spots sympas.

Les paysages des champs de thé et des rizières ca c’étaient chouettes. Un rappel de Thaïlande et du nord-est de la Turquie.

Nous avons fini par trouver notre bonheur au bord d’un étang avec de beaux oiseaux endémiques, des énormes libellules, des chevaux et quelques serpents. L’un d’eux est venue se réfugier dans une de nos roues. Nous (Cécé, Nina et moi nous étions dans Cayon, un serpent on met pas un doigt dehors!), a fait du bruit, à démarrer Cayon. Nous ne l’avons jamais vu ressortir. 

Masouleh :

Gros coup de cœur pour ce village et cette région. Oui celà fait partie des choses incontournables à voir donc très touristiques. Non seulement il est beau, accroché à flanc de colline. Mais chose incroyable, les rues s’entremêlent avec les toits des maisons. Nous marchons sur ces derniers. Aucun véhicule n’est admis dans ce village. Toutes les livraisons se font à bras de brouette.

Beaucoup d’échoppes de souvenirs, de plantes séchées des montagnes, de restaurants avec de belles vues.

Déambuler, farnienté, fait de la randonnée dans le coin.

sur la route vers Tabriz :

La fatigue est installée, les routes sont longues mais nous faisons peu de kilomètre. Pour une fois nous anticipons, faisant le plein de courses et d’eau. Nous nous arrêtons dans des champs pour trois jours. Les bergers à cheval avec leurs troupeaux viennent nous saluer. Les familles viennent ramasser le thé des champs.

Nous arrêterons encore une fois 100 kilomètres avant Tabriz car c’est le week-end. C’est peuplé, du monde partout. Nous nous trouvons une place et le soir à partir de 19 h nous sommes seuls. Les gens viendront nous offrir du thé, du poulet, du pain, une pastèque. Super la cuisinière est aussi en week-end.

On se traine, nous partons tard et du coup nous nous arrêtons pour la dernière fois en pleine nature en Iran. Nina sauve un bébé tortue et les bergers viennent nous voir comme à l’accoutumée.

Tabriz :

Nous devions y rester quelques jours. En faisant nos deniers Visas, nous nous sommes aperçus que le tampon sur le carnet des douanes indiquées une date en farci de 10 jours. Donc Cayon est hors la loi depuis le 22 mars. Nous sommes le 4 juin. J’ai contacté, l’ambassade de France à Téhéran, les douanes à Téhéran, l’automobile club d’Iran et celui de la France. A ce jour il n’y a que l’ambassade qui m’est rappelée ou répondue par mail.

L’ambassade nous informe que l’Iran est en week-end prolongé jusqu’au lundi (encore des jours fériés, décidément ils travaillent dur mais peu souvent). Cette dernière, me dit que je dois dédouaner mon véhicule par le biais d’une entreprise de transports, avec laquelle l’ambassade travaille. L’administration iranienne étant compliqué se serait plus simple et sa prendrait plusieurs jours. Je devrais payer une amende assez conséquente et la dite entreprise.

Nous réfléchissons. Dans cette démarche, un truc sonne faux! Pourquoi dédouaner un véhicule quand on a un carnet de passage de douane qui est fait pour ?!

Une décision s’impose. Nous voulons prendre la route de la frontière arménienne et voir si l’on peut bénéficier de ce jour férié.

Nous devions faire un tour au bazar mais le professeur d’anglais qui traine tous les jours sur “le camping free” de Tabriz nous dit qu’il est fermé aujourd’hui. Il ne nous lâche pas. Nous avions prévu un super petit-déj de pancake pour se jour spécial pour nous, pas le jour férié! Il nous regarde manger (y a d’autres touristes mais il reste avec nous). Il nous accompagne acheté le gâteau d’anniversaire de Nina. Un peu à cause de lui, nous nous préparons à partir précipitamment.

A midi nous levons le camp ! Nous cherchons du gasoil, après trois refus nous allons à l’opposer de Tabriz, là où nous l’avions fait la première fois. Le patron nous reconnait. Il nous explique qu’on peut faire full mais qu’il ne peut plus vendre aux touristes au même prix que les locaux. Il a un prix pour nous. Sacré prix, plus du triple qu’il y a trois mois ! Il est vraiment  désolé. 

Nous avons senti que le pays changeait depuis notre séjour à Téhéran. Les coupures d’internet, la flambée des prix alimentaires, les différences entre locaux et touristes de plus en plus élevés. d’ailleurs nous recevons une alerte “Ariane” nous demandant de nous signaler à l’ambassade pour des questions de sécurité.

Entre la guerre Russe-Ukraine, l’inimitié entre les USA, L’Allemagne et nous la France. Il est temps d’aller voir ailleurs.

1h30 de route nous dit le GPS ! Super nous y serons vers 16 h. Ah oui, mais nous avons pris la route la plus courte en kilomètres mais pas en temps. C’est quoi cette route qui se transforme en piste. Et on monte et on descend, et on remonte… Bref il est 18 h30 ! 

Place au récite de la sortie de l’Iran, amende ou pas  ?

La suite en Arménie

 

 

À propos de l’auteur

Emi administrator

1 commentaire pour l’instant

CargolPublié le8:04 - Juin 17, 2022

Merci beaucoup pour tous cs récits, par contre je ne sais pas pourquoi, les photos ne se sont pas chargées.
Bisous bisous !

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