Arménie juin 2022

ParEmi

Arménie juin 2022

Nous retournons en Arménie. C’est un pays que nous avions survolé en juillet dernier. a cette époque nous nous disions que ce pays mériterait d’être arrondie en fin de printemps ou début d’été. Il est clair que c’est aussi un choix par défaut. Nous ne pouvons aller plus loin au sud car la saison est trop chaude.

Passage de frontière :

Nous savons que pour entrer en Arménie c’est long et astreignant.

  • Le gars au bout du pont chek les passeports et les papiers du camion nous donne un minuscule papier.
  • C’est dimanche, protocole sanitaire 0. cool! 
  • Les filles doivent passer en tant que passager, 5 minutes chrono et nous sommes tamponnés.
  • Cécé doit rester avec le véhicule.
  • Au final, nous allons ensemble au bureau importation temporaire de véhicule.( en passant il a son tampon sur le passeport). Là c’est long, fastidieux, long, fastidieux… Tu dois leur dire combien vaut ton véhicule. Ce n’est pas le même alphabet, mais la douanière baragouine un léger Français. Une heure pour emplir les papiers. Nous signons, on c’est pas trop quoi.
  • Tu dois payer l’importation à la banque ( à droite du bureau immigration, c’est écrit en gros), en liquide et en monnaie arménienne. Le change à la banque est plus élevé que d’aller juste derrière au guichet retiré de l’argent arménien.
  • Retour au bureau importation. Vérification du paiement, puis nous avons notre papier.
  • Nous regagnons notre véhicule, nous sommes devant la grille fermée. Le garde ne semble pas venir, je vais le chercher.
  • Niet, X scan me dit-il ( tu pouvais pas nous le dire au lieu de hurler, pfff)
  • X scan, après deux bus et trois camions c’est notre tour (c’est gratuit).
  • Retour au portail fermé. Une douanière cherche partout ce jeune con, qui est parti boire un café. Il regarde nos papiers soupirs et va ouvrir le portail.
  • Nina est moi nous devons repasser par la douane à pied. Il vérifie les papiers.
  • Yes nous sommes en Arménie.
  • 100 mètres plus loin, autre bureau. Un douanier vérifie nos papiers (importation, tampon…) un dans sa guerite nous enregistre dans un cahier et récupère le minuscule papier.

C’est bon, il est 23 h nous sommes vannés. Nina n’a pas eu un anniversaire approprié. Elle nous le feras payer pendant plusieurs jours.

Nuit courte et anniversaires de nous 3 :

L’anniversaire de Nina n’a pas été sympa cette année. Pour 13 ans, on ne rêve pas de le passé dans une frontière. Dans un autre côté, c’est fun de le passé dans deux pays. Donc nous essayons de rattraper notre coup. Dans la ville frontalière, nous sommes aussi arrêtés pour faire l’assurance du camion. Et oui en l’Arménie n’est pas couvert par la nôtre. Nous en profitons pour faire quelques courses et repérer un restaurant. Nous mangeons des pizzas succulentes. On se casse le ventre. ca fait un bail que nous n’en avons pas mangés en plus elles sont cuites au feu de bois. Nous soufflerons nos bougies dans un parc avec notre super gâteau iranien.

13 ans de vie pour Nina et nos noces de soie (12 ans de mariage) pour nous. En Arménie nous retrouvons du vert. Nous avons tout notre temps car nous sommes à court de réflexions sur les possibilités de continuités. Les pays adjacents comme l’Azerbaïdjan sont toujours fermés. Ce qui nous met dans l’impossibilité d’aller au Kasahstan. La raison du Covid n’est plus d’actualité. c’est plutôt des raisons de conflits politiques. Donc nous trouvons une zone de montagne pour nous reposer. Les coins ioverlander et Pf4 commencent à être saturés. Dans ce petit nous seront rejoints par un jeune couple de Français, un jeune couple Allemand(déjà croisés à Tabriz et un couple de Suisse. Nous arrivons tous d’Iran. Nous aspirions tous à de la tranquillité, du calme. Peu d’échanges, nous sommes tous fatigués. Le soir le chef du village fait le tour des véhicules. Les deux familles françaises “se font gentiment “avoir. Cet homme force un peu l’entrée dans nos véhicules. Il arrive avec de la vodka, du lait de ses vaches et du miel qu’il produit. Il est bien imbibé, nous renverse la vodka dans Cayon. Nous avons un mal fou à le faire sortir de Cayon. Son miel est excellent. Le lendemain, grasse matinée des promenades et toujours peu d’échanges. Les vaches viennent nous voir. Une risquera sa tête à travers la moustiquaire. Dommage je n’ai pas dégêné assez vite l’appareil photo.

Le monastère de Tatev :

Ravitaillement à la première ville en LPG et en alimentation. Les superettes ont plus de choix et surtout je prends trois côtes de porc. La viande de porc manque cruellement à Nina. Premier constat : tout, tout sans exception à augmenter depuis juillet dernier. Quand nous y étions le gasoil était à 0.80 cts €/L. Là c’est 1.45 €. La viande a doublé, le lait à prix 0.30 cts. Nous remarquons que l’augmentation est égale aux prix français avant notre départ. Sauf que les Arméniens sont une population pauvre. Ca nous choque de voir toutes ses augmentations, dans tous ses pays. Par tellement pour notre budget, un peu quand même. Nos premières pensées vont vers la population de ses pays. Depuis la Turquie, nous voyons la misère s’abattre comme un coup de fouet. Cette dernière touche aussi les petits bourgeois, les petites entreprises. Nous pensons à l’hiver prochain. Ce côté de l’Arménie est très pauvre. Beaucoup d’habitation n’ont pas encore d’eau courante, d’isolation dans leur maison. Avec le froid, la pauvreté et bien pire va être terrible. Les routes sont  désastreuses. On se coltine tous les camions iraniens qui vont livrer à la capitale. Ils roulent en convois dans des routes sinueuses, horribles, en montant et descendant des cols verdoyants à plus de 2000m Alt. Nous roulons très doucement.

Nous arrivons tant bien que mal à Tatev. Au premier spot, les autres allemands de Tabriz sont là. c’est tout petit et en bordure de nationale. Nous nous parquons au parking du monastère. Il est trad, nous sommes tout seul. Le gardien sympa, laisse les WC handicapés ouvert. Tatev est splendide, de point de vue de son architecture et de son environnement. La vue est à couper le souffle. Nous ne prendrons pas le téléphérique qui est le plus long du monde. D’un, avec mon vertige pas la peine, deux c’est cher !

Les jeunes Allemands et les jeunes Francais nous rejoignent. Les échanges sont plus loquaces, tous le monde a repris du poil de la bête.

Le pont suspendu :

Deux jours plus tard, nous changeons de spot. A savoir qu’en Arménie on ne compte pas les distances en kilomètres mais en temps. 60 Km a peu prêt pour Cayon, trois heures. Quand nous arrivons les jeunes Francais sont là et l’autre couple d’Allemand arrivera. Je pars me balader nous sommes en plein champ. Mes écouteurs sur la tête et en avant.

Le lendemain, nous descendons pour traverser ce pont d’une longueur de 163 m sur 63 m de haut. Je veux essayer malgré mon vertige. Les premiers mètres se passent bien car les arbres m’empêchent de voir le fond. Pour moi sa se corse, mes deux acolytes poursuivent leur pas. et moi j’essaie de reculer les yeux fermés. Le gardien du pont viendra me chercher. Merci à lui, (à sa tête il a l’habitude). En attendant, il m’explique qu’en face c’était le plus grand village de la région. Que ces Troglodytes avaient plusieurs écoles, des commerces, un palais et sa maison. Nina et Cécé ont arpenté cet ancien bourg. Et nous finissons la visite dans une troglodytes “témoin” de leur habitat passé.

Nous partons, le temps se couvre et ici, c’est un chemin. Nous arriverons juste avant l’orage à Gori. C’est une ville, pas grand-chose à faire. 

Shaki Waterffall:

Avant les cascades vous avez un petit site à faire Carahunge : site mégalithique préhistorique. Des champs magnétiques à l’intérieur du cercle ressembleraient à une spirale.

Nous sommes partis vers les plus grandes cascades de ce pays. c’est dimanche, c’est bondé mais nous arrivons à faire quelques clichés.

Tiens les Allemands sont là. cette fois il y a assez de spot pour être tranquillement installés en bord de rivière. Je comptais y rester deux jours. comme toujours, le temps incertain, la pluie de la nuit nous dit que nous devons déguerpir aux peurs de s’enliser. Les Allemands ont la gentillesse d’attendre avec le big camion, que nous soyons sorti, sinon ils auraient sorti leur treuil. Nous nous quittons au petit supermarché, en se disant “A demain”.

Jermuk :

Cayon est trop gros pour le spot voulu. Nous tournons pas mal. Nous voulons un point pour nous poser quelques jours. Chose trouvée! Petite balade autour d’une bonne heure. Petits moments tranquilles. A 20 h, a priori le gardien, nous dit qu’il n’est pas possible de dormir ici. Et flûte ! Heureusement nous avions vu une ancienne carrière. Nous nous y réfugions. Le lendemain, nous nous baladons à la cascade de Jermuk. La promenade bucolique est accompagné de pleins de petits oiseaux pas du tout craintifs.

Le soir nous dormons au bord du lac Kechut. C’est magnifique, calme, serein avec les vaches.

L’angels Canyon: 

Nous arrivons dans un endroit très nature, avec un petit lac de boue pour faire trempette. Les jeunes Francais sont là ainsi que les Suisses. décidément l’Arménie est petit, tout le monde se retrouve. Une bière partagée, un cour bain de boue. Une toute minuscule randonnée d’une heure dans ce joli canyon.

Sur la route :

Partout en Arménie nous croissons ce genre de petites églises. Celle-ci est au-dessus d’Areni. Elle est mignonne, sa porte en bois sculpté et ses vieilles pierres tombales qui grâces à leur dessin nous permettent d’identifier “le genre de vie, métier ” de la personne.

Sur la route c’est le moment des coquelicots, les champs en sont fortement garnis et ces routes sont belles avec toutes ces couleurs !

Erevan :

Nous rejoignons la famille “the turttle trotter”, avec qui nous devons passer la fête des couleurs. C’est une fête techno, avec des DJ, et des jets de couleurs. au final nous n’irons pas. Il fait chaud et nous avons un peu peur que les enfants ne soient pas admis. Comme d’hab, avec ce genre de rencontres, c’est des échanges sur nos voyages, nos aventures…Nous leur racontons notre Iran. Avec L’accord de Daric (la société que nous a fait notre CB iranienne) je lui laisse ma CB, et aussi ma carte Sim, et des adresses pour faciliter leurs arrivée. Un carrefour est à proximité, avec des multitudes de boîtes de conserves (j’adore toujours autant et en ce moment les légumes ne sont pas jolis ici), de la rosette et le tout écrite en Français. Je suis avec Didine, des turttle, dans le magasin, quand la musique d’Angèle retentie. Nous nous mettons à chanter. Nous rigolons, Ca nous met en joie tout ce Francais. Les hommes boivent un coup, les enfants s’éclatent dans une immense aire de jeux, bowling, jeux d’arcade, labyrinthe…

Nous passons 36 h ensemble, à partager nos histoires, nos repas. Une belle rencontre. Vous pouvez les suivre sur YouTube:  https://www.youtube.com/c/Theturtletrotterautourdumonde/about

Le camping Crosway :

Nous passons quelques jours au camping. c’est notre premier depuis notre départ. Nous avons plusieurs raisons.

Nous avons des réparations à faire et de l’entretien sur Cayon:

  • Descendre le puits de lumière, nettoyer, rejointer et au passage changer 3 des 4 visses filetées qui le maintenaient.
  • Je redonne une couche de peinture à  tous les meubles et objets noirs de Cayon.
  • Nettoyage de printemps des housses de la dinette et des murs.

Grâce à la bonne Wifi du camping nous remettons à jour tous nos appareils informatiques. Et nous récupérons des livres et des films.

Je fais 6 machines à laver. Nous n’avions pas encore lavé le linge à manche longue d’Iran. C’est le moment des draps et toujours dans le nettoyage du printemps, rideaux, tapis.

On s’octroie des moments de repos dans la piscine et une table d’hôte par Svetlana, la gérante.

  • Nous passerons la première soirée avec un couple de Suisses et un couple d’anglais, à discuter et goûter le cognac local.
  • La seconde avec une famille Russe de St Petersburg. Elle nous a expliqué bien des choses mais la plus surprenante était qu’il ne savait quasiment rien de la guerre. Ils ont appris certaines choses qu’à partir du moment où ils sont arrivés en Arménie.

Alexi mon second, nous appel pour nous annoncer le décès de notre Happy. Il était notre aventurier à quatre pattes. Il avait partagé la première aventure et bien d’autres. Sa santé étant devenue fragile, nous l’avions laissé en France. 

Nina a passé un sal moment. Il est toujours difficile de perdre un animal de compagnie. Happy était de notre famille. Il est arrivé parmi nous juste après notre accident de voiture. Il adorait voyager, nager, les balades, la chasse aux papillons.

 

Nous refermons la porte du camping et nous en ouvrons une autre au calme.

Le volcan: 

Sur la route nous nous arrêtons à un caravansérail très différent de ceux rencontrés en Iran. Il faisait partie lui aussi de la route de la soie. L’on distingue encore les écuries à l’intérieur et le long des murs. les tables et les bancs en pierre.

Après avoir traversé un tout petit village aux ruelles exigües et en terre nous arrivons en pleine nature. La piste nous arrête à 2 km du “parking” du volcan. Le temps n’est pas à la randonnée. Puis je suis malade, je ne peux pas m’éloigner trop de Cayon.

Nous avons failli écraser cet oisillon. Ici c’est le paradis des animaux en tous genres: les oiseaux, les papillons, les vaches, les moutons et nous croisons même un renard.

Le lac Sevan :

Nous étions venu au bord de ce lac en juillet dernier. Mais nous n’avions fait qu’un quart. Cette fois nous prendrons plusieurs jours pour en faire le tour.

C’est difficile de trouver le bon spot. La moitié de ce lac est privé, une partie est tellement infestée de moustiques qu’à peine le moteur arrêté une énorme nuée est sur le pare-brise.

Nous trouvons notre premier bonheur sur un terrain privé de pécheurs arméniens qui nous autorisent à rester. Il était temps la nuit venant.

La nuit est orageuse, elle atteindra les grêlons. Le réveil est difficile. Les pécheurs reviennent un à un. Cécé aide le premier à tirer son bateau, puis le deuxième jusqu’au quatrième. Je leur offre un café. Ils nous offrent de trés beaux poissons dont une truite arc en ciel qui aura l’honneur d’être savouré par Nina.

Ce temps orageux nous offre un magnifique couché de soleil.

Nous longeons toujours cette énorme immense d’eau. Nous trouvons un beau terrain plat public.

Dans l’après-midi, nous voyons arrivés une famille que nous avions rencontré trois ans auparavant au SVA, en 2020. Soizic, Ben et leurs deux enfants Abbi et Alban. Retrouver lès sur leur chaine :https://www.youtube.com/channel/UC76GtngWnlirXyXnYXPDRxw 

Ils sont accompagnés de jeunes baroudeurs Amélie et Simon. Nous passerons deux jours ensemble, à se raconter nos aventures, nos chemins.

Ils s’en vont poursuivre leur route, Nous décidons de prolonger notre séjour au bord du lac.

Sur la route :

Nous quittons le lac Sevan et poursuivons notre exploration des coins nature de l’Arménie.

Si vous chercher des plaques de désensablement, regardés autour des maisons. 

Nous nous posons pour deux nuits sur un autre lac au milieu des champs et des paieries. Les aigles nous accompagnent ainsi que des petites fleurs et beaucoup d’obsidiennes.

Nous voyons toujours ce genre d’immenses croix sur la route, ce sont des monuments aux morts; certains pour la mémoire du Génocide d’autres pour honorés les morts des diverses guerres.

Nous nous arrêtons quelques minutes en bordure de route pour voir le monument de l’alphabet arménien. C’est unique en son genre. Et comme toujours les animaux ne sont pas loin.

Notre Lac :

L’an dernier, nous nous sommes approprié ce cimetière en haut de ce réservoir. Nous étions accompagnées de Lamour en vadrouille. Nous nous arrêtons une nuit en haut pour pouvoir faire des machines et remplir nos réserves d’eau.

Dans ce pays cimetière “rime ” avec fêtes. De grandes tables sont posés à l’année et les Arméniens aiment bien venir y manger.

Il est 13 h quand nous nous arrêtons. Une équipe de ramasseurs de légumes (trois hommes) est attablée et nous invite à profiter de leurs repas.

Cécé a droit à de la Vodka et de la bière. Perso, je refuse gentiment en leur faisant comprendre que j’ai des problèmes cardiaques. Oui je sais c’est pas beau de mentir. Mais même avec cette excuse ils essaient toujours de me servir.

Nous mangeons des légumes à la broche et du poulet : excellent.

Au moment ou ils partent, trois autres gars arrivent. Ils leur expliquent qui nous sommes et nous comprenons qu’en fait ils mangent (et boivent beaucoup) à tour de rôle. 

Il est 14 h nous en sommes à notre second déjeuner. Cécé boit cette fois de la Vodka rose toujours arrosée à la bière et même repas.

Je fais des A/R avec de ma machine à laver et les tables. Nina c’est enfermée dans Cayon, un repas ca suffit pour elle !

A un moment, j’ai pas tout compris mais l’équipe a encore changé. Ils sont quatre. Et c’est reparties pour un troisième déjeuner avec les mêmes légumes mais des pigeonneaux comme viandes. Excellent.

Cécé est rond comme une barrique. Nina s’en amuse, elle se prend des fous rires en regardant son père.

18 h, nous prenons le goûter !Je vais exploser !

Avec mes cinq machines qui ont séché aussi vite que j’en faisais une autre. J’ai pas fait attention que les derniers faisaient un nouveau barbecue pour le dîner. 

Sérieux, ils boivent autant qu’ils mangent !

Cècè a besoin d’aller dormir. Heureusement tout se finit une fois la nuit tombée.

Nous aurons passé un excellent moment de fous rires, de mauvaises traductions en essayant de parler.

Le lendemain nous descendons au lac, avec l’idée d’y rester plusieurs jours.

J’adore cet endroit. Il est calme pourtant des pécheurs et des touristes vont et viennent toutes la journée. Les cigognes, les balades avec la musique à fond dans mon casque.

Cécé a eu trés mal aux cheveux, pourtant il en a pas beaucoup. Ils se contentent le premier jour, de regarder les pêcheurs assis sur la chaise.

Le lendemain, vers 21 h la première équipe nous a vue d’en haut et est descendue nous voir. Ils étaient bien pleins, ivres. Ils voulaient que Cécé les accompagne en ville pour picoler. Rien que le mot Vodka, il avait des hauts le cœur. Ca était assez difficile de leur faire comprendre que c’est gentil mais non. Ils m’ont rendu mal à l’aise, l’un d’entre eux a eu des mains baladeuses.

Du coup, nous écourtons notre spot et reprenons la route l’après-midi suivante.

Le mont Aragat :

Nous passons trois nuits dans cette formidable montagne. La première journée nous nous acclimatons à 3000 m/ altitude.

Nous faisons le tour du lac. Nous sommes conquis par cette beauté: des fleurs partout, des champignons, de l’eau qui coule dans l’herbe, des paillons, à cette hauteur, de la neige par endroits.

C’est le weekend, nous décidons d’attendre lundi, moins de monde, pour gravir les 750 m de dénivelé qui nous emmèneront au col. Nous sommes fières de Nina. Elle a du mal à suivre. L’aventure la rend sédentaire. A part marché par obligation, elle ne se dépense pas autant qu’avant. Nous avons beau lui expliquer qu’il en va de sa santé surtout qu’elle grandit vite mais rien du coup. Pour cette randonnée, elle en a chié mais elle a réussi à la gravir à son rythme.

Dans ces montagnes vivent des familles nomades qui montent leurs fermes avec des tentes et des roulottes qu’ils déplacent au gré des saisons. Ils sont venus nous voir par curiosité de visiter Cayon. Un berger nous a demandé si on pouvait recharger son téléphone. C’était très sympathique de parler quelques instants de leur vie.

Gyumri :

Nous redescendons de cette montagne pour revenir à la ville natale de notre cher Charles Aznavour. Nous n’avions pas pris le temps de la visiter. Le marché est journalier et continue, de grandes places, des rues piétonnes. Ce qui nous a le plus plu ceux sont ces églises à la pierre noire. c’est la première fois que l’on voit ce genre de couleurs pour des édifices religieux.

Nous avons dormi veille du 14 juillet, au pied de la mère-patrie. Le gardien du lieu est venu nous saluer et sur cette pièce d’eau il passe de la musique. “En l’honneur de votre fête je vous ai mis des chansons françaises ,Aznavour et pas qu’eux.” C’est très touchant d’entendre ce genre de paroles.

 

Nina et moi avons besoin de refaire notre garde robe. Nous remarquons que ces les soldes, un super magasin. Les vendeuses ont compris que nous étions françaises et elles ont passé Indilla. Trop sympa. Nina c’est rhabillée et moi j’ai craqué pour une jupe.

Sur la route qui longe la frontière Georgienne :

Nous prenons cette route nationale, défoncée. Nous mettrons 4h 30 pour faire 36 Km. Mais le paysage est superbe. Toute l’Arménie campagnarde est un décor naturel.

Nous avons remarqué que le Sud et le Nord sont des régions rurales et pauvres. Les habitations sont rudimentaires, les gens se chauffent grâces aux “pavés de caca ” de vache. Une grande partie de ces habitations sont sans eaux courantes avec les WC dehors. Mais ces gens ont des visages burinés, des rides d’expression, des sourires bienveillants et des regards perçant de gentillesse. Je ne prends pas de portraits de gens car je trouve ca trop personnel dans un sens ou trop “bête de foire”. Mais ces visages sont gravés dans nos mémoires.

Nous rencontrerons des bergers venues nous voir car nous avons dormi non loin de leur campement estival. Nous leur offrirons un café et refuserons la Vodka avec le sourire. Là, j’ai oublié de prendre la photo quand eux en ont pris une de nous 6…

Nous rencontrerons une maman solo Paule et ses filles Jeanne et Eva, des françaises venus faire un trip de quelques jours à cheval. Nina a passé la soirée et la matinée avec des ados, quel calme…(ca lui a fait du bien). Nous avons profité d’une soirée entre adultes.

Puis nous finirons nos derniers jours dans un champ de blé juste fauché. Le dernier jour, la famille qui s’occupaient d’un verger un peu plus loin nous a offert plus de 15 kg de pêches.  J’ai fait des compotes et j’en ai offerts aux copains que nous recroiserons un peu plus tard en Géorgie.

Nous sommes heureux d’être repassé par ce pays riche de cœur.

 

 

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