Géorgie 2

ParEmi

Géorgie 2

De retour en Géorgie, je ne suis pas très emballée.

Passage de la frontière :

Nina et moi sommes séparées de Cécé. Le temps de traverser le long bâtiment et de nous faire tamponner notre passeport, Cécé va aussi vite. Montre en main moins de dix minutes. Ca change de l’an dernier.

En Géorgie, l’assurance  véhicule est obligatoire. Si vous faites l’impasse à la sortie vous aurez une amende. de toute façon, je déteste qu’on ne soit pas assuré. C’est une question de responsabilité, personne n’est à l’abri d’un accident. Cette dernière se prend soit par internet, soit à quelques kilomètres après la frontière, à la guérite. Il faut éviter les racoleurs de frontière. Les formalités prennent dix minutes. Nous sommes considéré comme camion et nous avons le choix entre 15 j, 30 j, ou 90 j. La dernière est illogique car un camion ne peut pas rester plus de deux mois en Géorgie sans faire une réelle importation de véhicule. Pour les 3.5T c’est effectivement trois mois.

1er spot :

Nous nous posons au-dessus de ce lac. Nous devons réfléchir à un tracée de route. Reprendre notre premier itinéraire et voir vers où nous diriger. Un peu complexe car nous avions beaucoup visité en juillet dernier. 

Tsbili:

Avant la capitale, nous faisons un crochet pour aller voir ce monastère en haute d’une colline: Chavnabada

Nous avions aimé cette capitale mais nous n’avons pas trop envie d’y remettre les pieds. Nous allons dans le grand centre commercial et nous offrons avec énormément de retard le cadeau d’anniversaire de Pounette: un nouveau téléphone. Nous dévalisons le Carrefour et nous avons enfin trouvé un nouveau drap housse pour Nina. Il était grand temps le sien avait était rapiécé par d’autres bouts de tissus. Nous tombons sur Soizic et Amélie dans le magasin. Elles sont venus en taxi faire les courses. Comme nous devions dormir pas loin d’eaux, nous les ramenons et nous nous incrustons dans leur campement.

Ils doivent prendre la route demain pour la Russie, suivit des Stans. Nous avons abandonné ce projet, pour nous c’est trop tard dans la saison. Les enfants jouent ensemble.  Les adultes papotent au coin d’un apéro.

La nuit qui suit je fais un malaise un 5h49 ( Nina a regardé l’heure). Je me suis réveillée en sursaut et je me sentais partir. Ca a duré plusieurs minutes. Un  doliprane, une serviette mouillée sur le dos, Je transpirais à grosses gouttes. Je me suis rendormie. Le lendemain, je suis restée vaseuse toute la journée. Le corps lourd. Je pense avoir fait une forte poussée de fièvre ou une chute de tension.

Nous attendions le départ des copains pour que nous puissions partir. Le bord du lac avait un accès assez difficile et Cécé ne voulait pas se retrouver coincer. Au final, c’est mon mari qui a dépanné Ben. Son Magirus était en panne, les batteries se sont déchargées, un bouton resté allumé. Pour se rapprocher au max du camion. Les deux zigues ont dû un peu débroussailler le terrain. Cécé a branché les câbles de ses batteries directement au démarreur. Marius le camion a rugi de plaisir. Et Cayon est remonté sans difficultés.

Nous faisons le tour de la capitale pour aller à la laverie. Et flûte, la “mamie” qui tient boutique nous dit de revenir demain car aujourd’hui il n’y a pas d’eau chaude.

Retour au lac mais du coté ville, nous gagnerons du temps. Cette fois, à 6h49, décidément, réveil en sursaut et je n’ai même pas le temps d’aller jusqu’aux toilettes. Ca n’arrêtera pas de la journée malgré les médicaments. Toutes les 3 minutes je me vide, même dans la douche ( ok, c’est dégueulasse mais c’est aussi ca l’aventure, pas que les points positifs). Je reste derrière pendant le trajet jusqu’à la laverie. C’était une bonne idée, j’ai trois pas à faire jusqu’aux WC et j’ai du mal à m’y rendre à temps.

Bref, la laverie fonctionne et tant mieux car les dégâts sont là. La mamie n’a pas voulu de notre lessive car c’est automatique. Trés déçu du résultat, mon linge ne ressort pas très net mais c’est toujours cà.

Du coup on prend la route de la montagne. Je suis toujours à l’arrière cela s’espace un peu. J’oblige Cécé à s’arrêter n’importe où pour la nuit. Les virages serrés sont de trop pour moi. Mes ennuis de tuyaux se calmeront la nuit et reviendront le lendemain matin et s’arrêterons définitivement dans la soirée. La dernière fois que j’ai été malade comme ca c’était après l’accouchement de Loïc, soit 23 ans !

Kvetera :

Je reviens sur les routes Géorgiennes. Elles peuvent être belles est sympa ou complétement hors d’usage. Je parle de nationale pas de petites routes. Nous reprenons un bout que nous avions fait l’an dernier. Des ouvriers s’activent mais pas grand chose a été fait en un an. Je suis retournée à l’avant, je vais un peu mieux. Je n’aurais absolument pas supporté ce chemin hier.

Nous nous garons dans l’enceinte même de l’église. Elle est entourée d’une muraille, d’anciennes dépendances avec un toit turquoise, c’est rare cette couleur. Les sites religieux en Géorgie avaient deux fonctions au moyen-âge: le culte évidemment et une position défensive donc il y avait des garnisons.

Une grande famille est installée sous la grande table. Je suis encore fatiguée. Nous ne ferons aucun effort pour aller vers eux, juste un bonjour de loin ainsi qu’aux pops venus visiter le site. C’est pas notre genre mais y a des fois comme cà.

Sur la route :

Nous passons deux jours en bord de rivière. Je nettoie tous nos fauteuils, tables et tabourets. Nous avons pu nous baigné. Cécé se marrent et nous aussi en voyant des situations ahurissantes. Je crois que je n’ai pas encore remis une couche sur la crétinité des Géorgiens avec leur véhicule. Il faut qu’ils se garent au plus prés de l’eau voire dans l’eau avec des véhicules lambda, pas des 4X4. Nous aurons vu une Opel rouler dans l’eau en mode accélération forcé. Un petit tracteur avec une remorque fait maison et du monde dedans. Une Audi que Cécé devra sortir avec Cayon. L’alcool y est pour beaucoup.

J’ai pas pris de photo juste filmée.

Nous repassons par Telavi. Nous avions aimé ce grand marché. Cette fois, il y a de la place et nous pouvons nous garer sans prendre une amende, cette fois. Nous faisons le plein de fruits, légumes et viandes.

Le diamant:

Mais qu’est ce que c’est que ce truc ! En juillet, la Géorgie a inauguré un pont suspendu en verre avec en son milieu un énorme diamant pour une vue à 360 ° c. C’est au canyon Edzana.

Avant cela, nous avons profité de la forêt de pins qui jouxte cette attraction. Nous avons rencontré Andreï, un Georgien qui avait vécu son adolescence en France, qui est revenu au pays avec le bac en poche et il est traducteur. Il a 23 ans et c’était la première fois que lui est ces copains faisaient un barbecue. Il a entendu notre Français, et il est venue nous demander de l’aide. J’en ai profité pour comprendre l’imbécilité des hommes et de leur voiture. Ses arguments étaient, les Georgiens sont fous de leur voiture, ils mettent tout leur argent dedans, qui a mangé des patates, et ils font les beaux. Tout est dans le défi. Nous avons éclatés de rire. Nous les avons laissé à leur feu et sa petite amie est venue nous offrir des brochettes de cochon. Miam.

Ce pont suspendu rien qu’a le regarder c’est magique. Je le trouve bien encastré avec la nature. Il est évident que je ne mettrai pas les pieds dessus. Ca va pas, avec un chouilla de vent il bouge un peu. J’ai déjà peur de la grande roue alors ca , même pas en cauchemar.

Nina et Cécé s’en sont donné à cœur joie ! Ils ont mitraillé le pont. Nina a joué aux “instagramameuses”. Bref l’activité leur a bien plus. C’est pas tous les jours que l’on peut voir un joyaux pareil ! Des chaussons en plastique tu mettras pour marcher sur ces vitres.

Divers spots :

Depuis l’Arménie nous avons radicalement changé notre façon de voyager. Plusieurs raisons : déjà nous devons “perdre du temps” car nous devons être en Grèce le 17 décembre. Donc on traîne ! Ensuite, car nous avons eu un gros coup de mou. Puis une raison qui prend de la place. Le budget carburant a doublé, donc nous y allons Yavach, Yavash (doucement, doucement). Nous essayons de passer deux nuits sur le lieu choisi. Nous faisons peu de kilomètre. De toute manière en Géorgie c’est la durée de route, pas les kilomètres qui compte. Nous avons en moyenne un 30 km/h.

Nous cumulons les spots avec vue ou au bord du lac et des couchers de soleil de ouf !

 

Sur la route :

Nous essayons de prendre des petites routes, bien souvent elles sont meilleures. Une cigogne a failli s’encastrer dans notre pare-brise, elle a rasé la clim. Dans les petits villages les gens nous sourient. C’est la pleine fabrication des “briques à caca” qui servent de combustible l’hiver. L’odeur est quelques fois incommodantes.

La nationale M20 :

Sur la carte nous empruntons cette route qui est marquée comme une nationale. Elle indique 56 Km et 1H de route. En réalité, elle comporte 10 Km de bitume le reste est même pas qualifiable de route mais un ancien chemin pavé très accidenté.

Nous prenons notre mal en patience, car cette route et bel et bien emprunté par les camions, des bus, des voitures, des buggys et des quads. Nous mettrons 4H50 pour faire ces 56 Km mais les paysages étaient magnifiques.

Les sources chaudes de Borjomi :

Nous voilà installé pour deux jours sous les pins près de Borjomi. C’est une aire de piquenique et de camping, nous croisons beaucoup de personnes. C’est l’endroit où les gens de Dubaï viennent trouver de la fraîcheur.

Des femmes de Dubaï entièrement voilés, viennent me demander du feu pour leur barbecue. Je leur prête un briquet. Les hommes reviennent offrir à mon mari une énorme pastèque et 1/4 d’agneau. Je m’applique à le couper et le transforme en un plat succulent de sauté d’agneau. C’est une viande luxurieuse pour les Georgiens. Les hommes expliquent dans un parfait anglais que l’on remercie toujours la main tendue. Nous sommes reconnaissants et en aparté nous nous disons que le briquet rendu devait avoir une sacrée flamme.

Le lendemain, nous descendons aux piscines d’eau sulfurisée. des bassins ont été aménagés juste en bord de rivière. C’est dommage c’est bondé et c’est devenue une piscine municipale. Nous barbotons deux heures.

Nous quittons ces sources accompagnés de notre nouvelle amie Russe, Ksenia, une autostoppeuse qui a planté sa tente à coté de nous depuis deux jours. Nous prenons la même direction. La conversation se fait en anglais. Nous échangeons sur nos routes, nos rencontres, nous prenons de beau fou rire, mais aussi sur la guerre actuelle. Comme quoi la populace se fou de la guéguerre des gouvernements. Nous l’a laissons après avoir partagé notre déjeuner.

Koutaïssi :

Nous revenons dans cette ville car l’an dernier nous n’avions pas eu le temps de visiter la cathédrale et à peine la vieille ville. L’architecture est splendide mais comme bien souvent en Géorgie trés peu d’ornement à l’intérieur des édifices religieux. La vue domine toute la ville.

Le Canyon de Martvili :

Nous avions fait l’impasse. C’est énormément touristique, accueil rigide, froid. Nous arrivons tard donc nous passons la nuit sur le parking, calme. Quand nous le quitterons à 11 H, le préposé nous refera payé.

Ce Canyon ouvre à 10 h nous sommes dans les premiers et c’est tant mieux. nous prenons la formule bateau et trek. Dans le bateau nous sommes cinq et le batelier. Ce dernier demande à Cécé et un autre homme de ramer avec lui. La balade dure 15 min. C’est la gorge la plus serrée que nous ayons faite. L’eau est translucide, il fait frais, nous avons la chance d’être là quand la brume se lève. Cela donne un paysage féerique, irréel.

Le trek est de 700 m, le chemin crée et bigrement glissant fait de galets cimenté a du fer. C’est joli, plein de passerelles mais outrageusement court. Le prix de cette balade de 45 min est exagéré. La beauté est au rendez-vous mais nous restons sur notre faim. Nous ne pouvons pas en profitons convenablement car il faut laisser la place aux autres touristes.

Spot des petits cochons :

Nous faisons moins de 10 Km. nous retournons à notre plus beau spot de l’an dernier. Nous l’avons surnommé le spot des petits cochons. Nous avions aimé ce côté bucolique que nous voulions retrouver. Oh flûte, c’est en travaux, coté champêtre c’est foutu. Mais ca reste encore notre coup de cœur.

Nous sommes accueillis par un pêcheur qui enverra son fils nous offrir un gros poisson, de la sauce tomate maison, des pommes et avec Cécé ils iront cueillir des noisettes Il reviendra plus tard nous offrir de la blédine au maïs avec du fromage maison, du whisky maison . Il nous explique que son père a reconnu notre camion mais l’an dernier il n’avait pas osé. Nous sommes très touchés.

Nous nous promenons dans le village, ces belles maisons aux styles tropicaux qui nous plaisent. Chacune avec son veau ses poules, ses cochons…ET j’en ai oublié les photos. Nous nous verrions bien vivre ici.

En fin d’apem, nous sommes au spectacle. Un camion toupie vient livrer du béton pour les pieds du pont. Le chauffeur a décidé de faire son demi-tour dans l’eau. Ca n’a pas loupé. Coincé. Ils ont fait appel la vieille chenillette Russe qui sert au bois et appartient à notre ami. Le cinéma plein air durera presque trois heure avec beaucoup d’essai. Cécé a filmé, j’ai juste cette photo.

Le château de Chkaduashi :

Le mot château est un grand mot, il se trouve entre la mer Noire et le Caucase. En revanche c’est la Famille Murat, Prince francais de cette région, la Mingrélie Georgienne qui nous accueille avec son épouse la princesse douairière, sa fille et ses petits-enfants, prince et princesses.

Cette famille date de l’empire Napoléon 3. Le Prince est affable d’anecdotes. La maison est un musée. La Présidente Géorgienne a dormi dans une des chambres. Pourtant nous nous sentons comme tout le monde.

C’est hallucinant, nous sommes dans un climat sud tropical, il fait chaud, humide. La bâtisse ressemble à des maisons de Thaïlande. quelle surprise.

Ils ont des chambres d’hôte et accueillent des camping-cars. Ils ont une belle ménagerie. D’ailleurs le premier matin le bélier me foncera dessus et me mettra par terre. Je m’en sors avec des courbatures.

La princesse Mathilde doit faire découvrir un etno-tourisme, à une agente de touriste. Elle nous embarque Nina et moi dans sa voiture.

Le lieu est rustique, avec un habitat de cette région, des objets récupérés dans les fermes, un moulin à eau. Nous serons reçus comme des Princes (facile hein). Je boirai un coup de Cha-Cha (que ca chauffe), nous mangerons un repas typique à base de viande, de légumes, plusieurs spécialités. Nous sommes repus.

Nina est radieuse, nous ne la verrons pas beaucoup. Elle a copiné avec la princesse Tinate de 15 ans. Elle parle très bien français. Cette nuit, elles ont dormi toutes les deux dans la chambre de la Présidente.

Pendant ce temps là, Cècé était resté avec le Prince. Au château ce soir il y avait une démonstration de cuisine de la région par un des gagant de Top Chef Géorgie. Le thème était le fromage et le vin. Nous n’avions plus faim Nina et moi mais mon homme c’est cassé le bidou. J’ai pris beaucoup de vidéo, peu de photo.

Ils ont un souci avec leur pompe à eau, Cécé essaye de régler mais c’est un gros problème. Déjà deux jours qu’il est penché dessus.

Le lendemain, la Princesse douairière nous emmène à la découverte d’une cascade de mousse et une jolie grotte suivi d’un plongeon pour les enfants dans une eau glacée. Nous sommes encore surpris par ce climat sud tropical, par cette végétation luxuriante. 

 

En revenant, j’ai faits un gâteau pour le goûter du jour suivant. Au petit matin, il a disparu, le chien, c’est fait une ventrée pourtant il était en hauteur.

Au château l’animation est constante avec la petite ménagerie: poules, oies, lapin, chien, oiseaux, âne et les moutons. Parmi eux, un bélier trés acariâtre. Je regagnais Cayon quand il m’a foncé dessus et m’a mise par terre. J’ai faits un joli vol plané. Rien de grave, justes de belles courbatures.

Les jours sont paisibles en ce lieu. Les discussions fort intéressantes. Nina se lie plus ou moins avec Tinate. Nous entrevoyons la suite de notre aventure. Nous nous rendons utiles.

La Svanétie :

C’est une région limitrophe de la Russie au sud du Caucase. Les villages sont parsemés de tour en pierre qui servait à dissuader l’envahisseur à coup de sabre. C’est une région de Canyon et de vieux glacier.

La route pour arriver à cette région isolée est serpentée, pas très bien entretenue (comme d’habitude) et c’est un des endroits des plus touristiques de ce pays.

  • Mestia : La grande ville (si on peut dire). D’entrée l’ambiance ne nous plaît pas c’est inondé de touriste de randonneurs et de Russes qui viennent se blanchir les dents. Chaque maison est une Guest house ou en devenir. Beaucoup de travaux. A nos yeux, les nouvelles bâtisses dénaturent le charme de cette petite ville médiévale.
  • Ushguli : Le plus haut village d’Europe encore habité, 2100 m. Les 10 derniers kilomètres, était la piste tant redouté. Au final, cela ressemble aux gorges du Verdon sans revêtement avec des passages à guets et des fous du volant. Nous n’irons pas plus loin car notre véhicule ne le permet pas. Le village est vite visité. Nous rencontrons deux françaises à vélo qui rejoignent l’Inde. Nous passerons une superbe soirée à manger le plat traditionnel des aventuriers: des pasta.
  • Le Glacier Chalaadi : pour nous c’est une première. Nous n’avons jamais emprunté une route menant à un glacier. On se gare au parking qui est pour le moment gratuit mais au vu des travaux cela risque de changer tantôt. La randonnée n’est pas longue mais à des endroits délicats. Nous longeons un torrent d’une force et d’une fraîcheur épatante. Tant mieux car les premières pas sont très chauds. Puis le sentier se transforme en un lit de pierre glissante, tranchante. C’est pas agréable de piétiner dessus. La récompense est au bout. Nous sommes fières de Nina qui n’aime pas randonnée. Nous sommes reconnaissants de pouvoir approcher un mastodonte car malheureusement il fond à vue d’œil. C’est dangereux de l’approcher, nous sommes témoins des éboulis. Nous avons des sentiments confus, chouette nous voyons un glacier ! Nous prenons l’ampleur du désastre en pleine face. Nous sommes en direct pour voir les conséquences du changement climatique.

Nous quittons La Svanetie. Ce n’est pas notre lieu préféré de la Géorgie. C’est beau, oui, mais l’ambiance archi touristique ne nous a pas transcendé.

Retour au chateau :

Nous retournons au château. Il fait toujours aussi chaud et moite. Cécé vérifie les réparations faites la semaine dernière. Je pars avec la Princesse Mathilde et un couple Suisse à la découverte de Liana. La dernière “sorcière” (herboriste) de Géorgie. Elle est pleine d’anecdotes. Les Suisses sont agronomes et moi une ancienne préparatrice en pharmacie donc son auditoire est à l’écoute.

La visite se poursuit chez une guérisseuse de brûlure connue dans le monde entier. Les hôpitaux s’adressent à elle pour avoir ses crèmes. Elle soigne les brûlures légères et trés profondes jusqu’aux sacres. Je lui ai acheté une préparation qui répare les talons et les durillons: on verra.

Cécé fait quelques petits travaux chez le Prince. En remettant le routeur de la Wifi il a passé sa jambe à travers le plancher qui donnait dans une chambre. Heureusement, il n’a eu des éraflures.

Nina prend un cours d’histoire et d’arts plastique avec la princesse Mathilde et ses filles. Elles font un mur en torchi. Elle passe beaucoup de temps avec les enfants, retrouve une vie d’adolescente lambda.

Nous discutons beaucoup avec cette famille, accueillante, souriante. Nous sommes en plein chamboulement, des émotions contradictoires nous submergent. Nos décisions sont arrêtées, la machine se met en branle. Ca ca veut dire moi, mon cerveau, et tout le pat à caisse que nous allons avoir besoin pour notre futur projet. Tout ceci doit être finalisé dans 18 jours.

On vous dira tout.

Aquaparc :

Nous reprenons notre route vers la capitale. comme à notre habitude avec des arrêts. Le premier dans un aquaparc, nous voulions nous baigner dans la mer Noire mais des méduses géantes jonchent les bords de l’eau. Ok, Nina s’amuse mais juste avec ses parents dont moi qui ne fait pas de toboggan c’est un peu tristounet. 

Sur la route :

Elle est encore parsemée d’animaux, cochon, vache, chevaux et des buffles ainsi que de beaux paysages.

Nous nous arrêtons aux sources chaudes près de la rivière Rioni. Il fait 45 degrés et l’eau est à 40 donc c’est rafraichissant! On ne fera trempette que les jambes car nous sommes épuisés. Nous dormons en contrebas au bord de l’eau. Les pêcheurs nous invitent à boire du CHA-CHA, gentiment nous déclinons.

Le monastère St Gorge vaut un arrêt même si la visite dure un quart d’heure. La fresque à l’intérieur est remarquable.

Gori :

Nous avons aussi visité la ville de Gori où Staline est né. Nous faisons l’impasse sur le musée de ce dictateur mais nous nous promenons dans le parc et voyons son “fameux train”

Tbilissi le retour :

Nous revenons sur Tbilissi, plus exactement dans les joncs de la mer de cette capitale. Nous sommes un peu cachés, il n’y a que les pécheurs. Un d’eux parlant français, vient nous voir tous les jours pour papoter. Nous lui offrons nos deux rames qui nous suivent depuis la France, il nous rapportera 5 l de vin rouge. Nous le gouterons ensemble, il est pas mal ! Mais comme nous n’en buvons pas souvent nous l’offrirons à un couple français rencontré au grand parking de la ville.

Nous sommes en standby, nous attendons le 25 aout pour faire certaines choses.

Entre-temps, Cécé graisse Cayon, Nina bosse son anglais moi je m’occupe.

Pendant le déjeuner un van Volkswagen arrive. Notre bord de l’eau ne leur convient pas, ils se mettent juste derrière nous à 50m légèrement cachés. Pourquoi je raconte ca! Ah, nous avons vécu une situation cocasse ! Pour faire simple, nous sommes en train de manger, Nina dos à cette barrière végétale. Cécé me fait signe que le couple est tout nu et les portes de l’arrière du van grande ouverte face à l’eau. Je rigole, de ma position je ne vois rien. Puis viens le moment où les cris commencent ! Nina qui ne c’était aperçue de rien, nous regarde en gloussant. Ouf c’est la fin de notre repas, elle se refugie dans Cayon. Nous buvons le café, les décibels augmentent. Ok…  Celà durera un petit moment car la demoiselle devait satisfaire deux messieurs. Nous le serons après quand ils sont venus nous dire au revoir.

Du coup, petit court sur les “diverses relations amoureuses” et surtout sur les moyens de protection. Nina avec l’aire internet n’est pas dupe, mais un rappel ne fait jamais de mal.

Je vous avais dit je ne cache rien de ce qui nous arrive.

A pars ca, de joli couché de soleil, des petits oiseaux, de nombreux feux d’artifices, une visite au monument gigantesque, imposant “des chroniques de la Géorgie”.

Nous passerons une nuit au centre de Tbilissi. nous étions déjà l’an passé mais cette fois, le parking est devenue gratuit donc nous avons eu droit à un défilé de drift, de moto et une chaleur écrasante.

En revanche, la visite de nuit avec toutes ses lumières c’est beau ! C’est une ville très sécurisée avec des cameras dissimulées partout, les gens n’ont pas peur de s’y promener, de s’habiller impensable chez nous. 

Le lendemain nous rencontrons Mzia une amie de la famille du prince qui parle couramment francais. Elle nous fait visiter sa ville et nous fait goûter aux spécialités: les petits raviolis en forme de panier à la viande, le pain aux fromage. Bref que du bon !

Nous retournons au bord de la mer de Tbilissi pour encore quelques jours.

C’est maintenant que nous clôturons notre road trip en Géorgie mais aussi notre aventure.

Il me reste le bilan à faire et l’explication de notre future aventure.

 

 

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